Serviteurs de Jésus et de Marie

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Rendez vous

C’est Lui, c’est le Seigneur !

Homélie du troisième dimanche de Pâques - Année C

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Homélie du troisième dimanche de Pâques - Année C

Écouter l’homélie :




Chers frères et sœurs, les évangiles de la Résurrection témoignent de la joie des Apôtres, joie de retrouver le Seigneur. Pensez à la joie de Marie-Madeleine qui rencontre Jésus dans le jardin, la joie des Apôtres au Cénacle quand Jésus leur apparaît… D’ailleurs, un des évangiles dit : « Dans leur joie, ils n’osaient même pas encore y croire, ils savaient comme l’impression de vivre un rêve. » On peut aussi penser au disciples d’Emmaüs dont ont dit : « Ils avaient le cœur tout brûlant ».

C’est la joie de retrouver le maître, cette joie des retrouvailles. Comme dans notre évangile aujourd’hui, sans le maître, les Apôtres sont désœuvrées. Ils retournent à leurs occupations à leurs habitudes, mais sans Lui, le quotidien est sans saveur. Et quand Il apparaît tout à coup sur le rivage, au milieu de cette vie sans saveur, tout reprend vie :

c’est le Seigneur

La joie est liée à la présence de l’être aimé, la joie est liée à la Foi, la joie est liée à une relation en vérité avec le Christ. Repensez particulièrement à cet évangile que nous venons d’entendre, et aux versets finals dans lesquels Jésus demande à Pierre :

M’aimes-tu ?

Il est difficile pour Pierre de répondre par trois fois, et en même temps, c’est une comme une condition pour retrouver une relation en vérité et pour accéder à une joie plus profonde encore.

D’où vient notre joie ?

Ces rencontres des Apôtres avec Le Ressuscité nous posent la question de la joie : « quelle est ma joie, d’où vient-elle ? ». Est-ce que je vis de cette joie du Christ ressuscité ?

La vie véritable, la joie véritable se trouvent dans le Christ. Nous sommes invités à puiser à cette source de vie, cette source de joie inépuisable. Bien sur, pour trouver cette joie, il s’agit de prier. Sans doutes avons-nous tous fait cette expérience : lorsque nous sommes tristes, désemparés, il suffit d’aller prier, et le Seigneur nous réconforte. Parfois, il faut reste un petit peu longtemps, mais voilà : le Seigneur nous réconforte. Pourquoi ? parce qu’au plus profond de notre cœur se trouve le Christ.

Pour trouver la joie, il faut rentrer en soi-même par la prière pour retrouver la présence du Christ qui est là. Reconnaître le Christ, c’est aussi prendre le temps de méditer : où est le Christ ressuscité dans ma vie ? Jésus a dit :

Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

Savons-nous reconnaître le Christ dans nos vies ?

Combien d’occasions avons-nous tout au long de notre journée de Le reconnaître : Il est là dans celui qui a faim, dans celui qui est nu, dans celui qui se sent mal-aimé, rejeté. Il est là, Il demande mes soins. Souvent, nous le faisons de bon cœur, mais il s’agit aussi de Le reconnaître : « C’est le Seigneur ».

Reconnaître le Christ ressuscité, c’est aussi faire mémoire des grâces reçues, comme au Baptême, comme dans nos engagements, lors des événements importants de notre vie.

Le Christ est présent dans la vie de couple

Ici, je m’adresse particulièrement aux couples qui sont venus pour ce week-end Jeunes Mariés : reconnaître le Christ ressuscité, c’est faire mémoire que c’est Lui qui nous a aimés le premier, c’est Lui qui nous a appelés ensemble, parce que tout amour vient de Lui.

Retrouver la Joie, reconnaître le Christ dans notre couple, c’est tout simplement faire mémoire de ce jour où le Christ nous a unis. Il s’agit de toujours revenir à la source de l’amour conjugal, c’est à dire l’amour du Christ pour son Eglise.

C’est Son amour à Lui, Son exemple, Sa grâce, qui vont permettre d’avoir la force de nous dépasser pour nous aimer vraiment, pour retrouver – j’allais dire – la fraîcheur du premier amour, mais plus encore de le dépasser encore.

C’est aussi en regardant le Christ, Son amour pour nous, que nous allons faire les bons choix, et laisser de côté ce qui amoindrit notre amour, ce qui l’empêche pour trouver le chemin d’un amour plus profond et plus authentique.

Demandons au Seigneur de grandir dans cette joie, cette joie qui vient de Lui, qui vient de la Foi, qui vient de Sa présence au milieu de nous. Demandons-le particulièrement dans cette Eucharistie où nous allons Le recevoir dans la Communion,

Amen.

Références des lectures du jour :

  • Livre des Actes des Apôtres 5,27b-32.40b-41.
  • Psaume 30(29),3-4.5-6ab.6cd.12.13.
  • Livre de l’Apocalypse 5,11-14.
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-19.

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment :
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit :
— « Je m’en vais à la pêche. »
— Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus les appelle :
— « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? »
— Ils lui répondent : « Non. »
— Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! »

Quand Simon-Pierre l’entendit déclarer que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »

Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.

Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.

C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre :
— « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? »
— Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. »
— Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
— Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
— Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. »
— Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
— Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m’aimes ? »
— Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m’aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. »
— Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »

Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »

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