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Homélie de la fête de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie

Homélie de la fête de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie (Forme extraordinaire du rite romain)

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Écrire à l'auteur Père Laurent-Marie 8 décembre 2015
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Homélie de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie - 8 décembre - Forme extraordinaire du rite romain

Écouter l’homélie :




Mes bien chers frères,

Il est une expérience que nous avons tous faite un jour : notre œil a été attiré par quelque chose de beau qui a réjoui notre cœur. Et puis, quelques temps après, nous voyons la même chose mais qui a été abîmée, salie ou saccagée. Avant d’éprouver un sentiment bien compréhensible de colère, nous avons ressenti comme une grande tristesse, une grande incompréhension. Pourquoi ce qui était beau, innocent, pur a-t-il été détruit ?
Eh bien, cela nous donne un tout petit peu et de très loin l’idée des sentiments qui ont habité le cœur de Dieu, le cœur de notre Père après le premier péché d’Adam et d’Eve. C’est toute la création créée dans l’innocence, la beauté et la grâce qui a été comme souillée par la désobéissance de l’homme et la méchanceté du démon.
Adam, où es-tu ? Pourquoi as-tu fait cela ? Chaque fois que l’homme se détourne de son Dieu, de son bien véritable, il s’enfuit de la face de son Créateur, il met un abîme entre lui et Celui qui peut seul le sauver.
Mais Dieu notre Père ne se résout pas à la mort de l’homme, à sa perte éternelle. Désormais il va tout mettre en œuvre pour partir à la recherche de sa créature révoltée et malheureuse. Le péché de nos premiers pères révèle l’amour de miséricorde que le Seigneur nous porte désormais. Même le péché n’est plus un obstacle. Bien au contraire affirme avec audace la liturgie du Samedi saint, le péché donne l’occasion à Dieu de révéler son amour qui nous sauve et nous rachète. La Croix n’est pas dressée pour nous accuser, pour nous condamner, mais bien pour manifester aux yeux du monde, des nations et des anges, que Dieu aime l’homme à en mourir, qu’il a choisis le chemin le plus dur, le plus éprouvant pour partir à la recherche de l’homme perdu. Oui, Jésus, le Bon Berger, n’a rien épargné pour manifester à l’humanité son amour.

Mais pour venir au monde, il y a deux-mille ans, il devait se préparer une demeure digne de lui, digne du propre fils de Dieu. Le Verbe a voulu assumer, épouser une nature humaine en tout semblable à la nôtre. A l’aube des temps nouveaux, il s’est choisi une mère, la Vierge Marie. Préservée de la tâche du péché original, sanctifiée dès le premier instant de son existence humaine, elle a été la première a bénéficié de la grâce rédemptrice de son Fils. Oui, elle est la première des sauvés, notre Mère dans l’ordre de la grâce.

Oui, toutes les générations proclament bienheureuse la Vierge Marie, parce que le Tout-Puissant a fait de grandes choses en elle. Mère très pure du Fils de Dieu, elle nous apprend à accueillir la Bonne Nouvelle du Salut. Sa conception immaculée fait d’elle une parfaite coopératrice aux desseins de salut de toute la trinité sainte : aucun péché ne retient son élan et elle se donne d’un cœur sans partage à l’œuvre de la rédemption. Voilà pourquoi elle n’est indifférente à aucune de nos détresses, à aucun de nos malheurs. Elle est de tous nos combats pour la vérité de l’Evangile et pour la justice du Royaume.

« Marie est mère des hommes, pour pouvoir tout demander, et elle est mère de Dieu pour pouvoir tout obtenir. » disait le cardinal Pie.
Au moment où nous achevons l’année jubilaire, demandons-lui la grâce d’être vraiment renouvelé par l’indulgence de Dieu. Prenons l’engagement de vivre vraiment dans la fidélité aux promesses de notre baptême. Nous avons été lavés du péché originel et de tous nos péchés personnels au jour où l’eau a coulé sur notre front tandis que le prêtre prononçait les paroles sacramentelles ; nous avons reçu la plénitude de la grâce pour vivre en vrai témoin du Christ au jour de notre Confirmation. Chaque fois que nous avons péché et que nous avouons nos fautes dans le sacrement de Pénitence, nous sommes rendus à l’innocence de notre baptême. Enfin, dans le grand sacrement de l’Eucharistie le Verbe de Dieu vient en nous.
Apprenons de la Vierge Marie, elle qui la première l’accueillit en son cœur, à vivre en sa compagnie, en sa présence, pour qu’il puisse produire en nos vies un fruit de grâce et de conversion. Oui, nous pourrons alors reprendre les paroles de la si belle prière de Monsieur Olier : O Jésus vivant en Marie, venez et vivez dans votre serviteur, dans l’esprit de votre sainteté, dans la plénitude de votre force, dans la perfection de vos voies, dans la vérité de vos vertus, dans la communion de vos mystères. Dominez sur toute puissance ennemie par votre Esprit à la gloire du Père.
Amen.

Références des lectures du jour :

  • Lecture du Livre de la Sagesse. Prov. 8, 22-35
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc. Lc 1, 26-28

En ce temps-là, l’Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. L’ange, étant entré auprès d’elle, lui dit : Je vous salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre les femmes.

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