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Homélie du 25e dimanche du Temps Ordinaire

Homélie du 25e dimanche du Temps Ordinaire - Année B

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25 septembre 2012
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Le préféré de Jésus c’est le Pauvre

Homélie de Père Jean

Écouter l’homélie :




Texte de l’homélie :

De quoi discutiez-vous en chemin ? » demande Jésus à ses disciples ?
Mais ils se taisaient, car, sur la route, ils s’étaient querellés pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. »

Il s’agit bien de cela. Pourtant, la pensée de Jésus était tout autre, Lui qui vient au contraire d’annoncer que Son chemin, Sa route tracée par le Père, est tout le rebours.

« Le Fils de l’Homme est livré aux mains des hommes. Ils le tueront. Et trois jours après, Il ressuscitera. »
Les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de L’interroger.

Effectivement, les projets ne peuvent pas être plus en contradiction : eux, les douze, parlent « carrière ». Ils discutent entre eux de la première place, rivalisent de prestige… Jésus renverse de fond en combles leurs perspectives.

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous, et le serviteur de tous. »

Et joignant le geste à la parole, voulant bien être compris et ne pas soulever des murmures :

Il prit un enfant et le plaça au milieu d’eux, l’embrassa et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé »

Mes frères, comprenons bien ce que Jésus veut faire, veut signifier par le choix d’un enfant : quelqu’un de pauvre, assez insignifiant, faible, turbulent… L’enfant, dans la société où vit Jésus est celui qui tient peu de place. Il est le modèle de ce qui n’a pas d’importance, de ce que la société néglige. C’est synonyme de « petit ». L’enfant n’est pas choisi là, par Jésus, pour sa grâce, son innocence, mais pour sa fragilité, sa faiblesse, sa dépendance totale des autres. Il est celui que l’on repousse comme gênant, turbulent, celui dont on se débarrasse. L’enfant, c’est le pauvre.

Et voilà que le pauvre, tout pauvre, est le préféré de Jésus. Jésus le met au milieu ; Il le met à la place d’honneur…

Avec quel empressement il faut aller à tout pauvre, tout faible, les accueillir « en Mon nom », dit Jésus ! C’est à dire : « de Ma part ». Alors, n’hésitez pas ! c’est ainsi qu’à travers eux, nous L’accueillons Lui, en personne ! et à travers Lui, nous accueillons Celui qui nous L’a envoyé. Le Père, votre Père, notre Père qui est aux Cieux.

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits…

Ces petits : les « sans-pain », les « sans-gîte », les prisonniers, les malades, les handicapés, les analphabètes, les immigrés… les vieillards, les étrangers… chaque fois.

…ainsi, ce sont mes frères et c’est à Moi que vous l’avez fait. »

De quiconque rencontré au passage et accueilli, je me retrouve au cœur de Dieu.

Qui voudrait à ce moment dominer ? qui ne voudrait pas, au contraire, servir ? Relisez à l’occasion la superbe oraison avec laquelle nous avons commencé cette messe.

« Seigneur, Tu as voulu que toute la loi consiste à t’aimer, et à aimer « Ton » prochain, donne-nous de garder Ton commandement. »

Et encore :

« C’est à ce signe que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples si vous vous aimez les uns les autres. »

Frères, voilà de quoi vivre une sainte semaine,

Amen

Références des lectures du jour :

  • Livre de la Sagesse 2,12.17-20.
  • Psaume 54(53), 3-4. 5.7b. 6. 8.
  • Lettre de saint Jacques 3,16-18. 4,1-3.
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,30-37.

Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. »

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