Serviteurs de Jésus et de Marie

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Homélies de la semaine Sainte 2016 - Année C

Du dimanche des Rameaux au dimanche de la Résurrection

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Il est ressuscité !
Il est vraiment ressuscité, Alléluia !!

La semaine sainte est le temps fort de notre foi chrétienne. Revivez les offices de la Passion et de la Résurrection avec les frères d’Ourscamp :

Pour écouter une homélie, utiliser le lecteur audio de celle de votre choix :

Écouter les homélies :




Texte des homélies :

Homélie de la messe des Rameaux – Père Éric

Chers frères et sœurs, ce matin j’aimerais suivre tout simplement Jésus dans sa Passion pour mieux nous rendre compte à quel point Il a aimés ceux qui se trouvaient sur son chemin de Croix et combien Il nous aime nous-aussi.
Nous avons tellement l’habitude de dire que Jésus nous a aimés que cela nous paraît presque naturel. Pourtant, il suffit de relire la Passion pour voir que ce n’est pas du tout naturel. En effet, Jésus aurait eu mille raisons de se décourager de nous aimer. Il aurait pu abandonner ses disciples. Saint Luc, qui est l’évangéliste de la miséricorde, prend soin de nous manifester la douceur et la patience de Jésus.

Je distinguerai volontiers 3 groupes de personnages : les disciples de Jésus, ceux qui font preuve de haine à son égard, ceux qui font preuve d’humanité. Considérons tout d’abord l’attitude de ses plus proches.

Les disciples de Jésus

La trahison de Judas

Le récit commence par l’annonce de la trahison de Judas :

Voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré !

Et de fait, c’est ce qui se réalise un peu plus loin :

Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
Jésus lui dit : ’Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ?’ »

Etre trahi par un inconnu, c’est déjà difficile mais par un proche, c’est infiniment plus douloureux. Vous le savez bien : l’insulte reçue d’un inconnu n’a pas le même impact que celle d’un proche. C’était un insigne privilège d’avoir été choisi par le Fils de Dieu. Imaginez-vous un peu : faire partie des 12 hommes coachés par Jésus pendant 3 ans ! Mais, à un certain moment, Judas a certainement perdu de vue cette chance car les exigences de la suite de Jésus lui sont apparues trop lourdes. Il a décroché.

Les discordes entre les disciples

Jésus n’a pas fini d’annoncer la trahison de Judas que les apôtres se disputent pour savoir qui est le plus grand. Nous ne pouvons qu’être frappés du contraste entre la gravité de la situation où Jésus vient de révéler et la mesquinerie de leurs soucis de préséance.

Pierre qui désavoue Jésus

Puis vient l’annonce du reniement de Pierre qui, hélas, se réalisera.
Pierre a plein de bons sentiments :

Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. »

Mais il ne mesure pas encore assez sa faiblesse et sa fragilité. Je pense que le regard de Jésus après le chant du coq a dû se graver profondément dans sa mémoire. J’imagine que ce regard n’était pas tellement un regard de colère ou un regard accusateur mais plutôt un regard douloureux, un regard rempli de tristesse mais aussi de miséricorde.
Comme il est important de nous laisser atteindre nous-aussi par ce regard de Jésus qui – au-delà de Pierre – vient nous rejoindre lorsqu’il nous arrive nous aussi de nous désolidariser de Jésus et de son Église lorsqu’ils sont mis sur le banc des accusés. Puissions-nous nous-aussi pleurer amèrement quand nous prenons conscience de nos infidélités. Il ne s’agit pas de larmes de désespoir mais d’un profond regret, d’une vraie contrition de nos fautes.

Les apôtres endormis de tristesse…

Et ce n’est pas fini ! Il y a encore le sommeil de ses apôtres alors que Jésus est en pleine agonie :

Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ;
cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. »

Le combat est tellement fort que « sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. » Quelle est l’attitude de ses disciples à ce moment-là ? Il les « trouva endormis, accablés de tristesse ». Quelle solitude que celle de Jésus !

Jésus traité avec haine

Il y a aussi l’attitude de bien d’autres personnages.
Ce qui m’impressionne le plus, c’est la manière dont on dispose de Jésus. Mais surtout dont Jésus laisse disposer de lui. « Nous avons connu sa douceur ».
Dans le jardin de Gesthsémani, les grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens viennent avec des épées et des bâtons pour se saisir de Jésus. Et ensuite :

Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : ’Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ?’
Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. »

Ensuite Jésus est ballotté entre le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes, le palais de Pilate, puis celui d’Hérode, puis retour chez Pilate.

A trois reprises Pilate déclare « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. ». Puis, peu à peu, Pilate s’enfonce dans l’engrenage de l’injustice, par lâcheté. Il veut contenter Hérode qui avait envie de voir Jésus faire un miracle. C’est ainsi qu’ils deviennent amis sur le dos de Jésus. Ensuite, il relâche Barabbas. Et enfin tout en ne trouvant en lui aucun motif de condamnation, il se propose de « le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Ce qui n’est pas cohérent si Jésus est innocent.
Pire encore, il « décida de satisfaire leur requête. Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir. »

Hérode le « traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate ».

Il y a les soldats et tous ceux qui sont au pied de la croix.

Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : ’Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu !’
Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : ’Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !’ »

L’un des malfaiteurs suspendus en croix répète le même refrain :

N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »

Devant tout cet acharnement et ce déferlement de haine et d’humiliation, il y a cette belle parole de Jésus :

Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »

N’est-ce pas dans le prolongement de cette belle parole :

Le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ! »

Tout de même un peu d’humanité

D’autres personnages plus sympathiques apparaissent. Il y a par exemple Simon de Cyrène.

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. »

Au point de départ, Simon de Cyrène n’a pas eu trop le choix mais son cœur s’est laissé émouvoir puisqu’on verras ses fils faire partie de la communauté chrétienne.

Il y a aussi celui que nous avons coutume d’appeler le bon larron. En un sens, il n’était pas si bon que cela et il le reconnaît lui-même devant son compagnon :

Pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : ’Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume.’
Jésus lui déclara : ’Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis.’ »

Il n’est jamais trop tard pour se tourner vers Jésus. Et la miséricorde de Dieu ce n’est pas seulement un pardon pour nos fautes, mais aussi le désir qu’a Jésus que nous soyons avec lui, et que nous y trouvions notre joie.
Ce n’est pas toujours ceux que l’on imaginerait les plus proches de Jésus qui font la preuve de plus d’humanité à son égard.

En conclusion, chers frères et sœurs, je vous laisse d’abord une question : comment nous situons-nous par rapport à Jésus : comme les disciples qui l’abandonnent, comme ceux qui le maltraitent, comme ceux qui font preuve d’humanité. Sachant que Jésus est présent aujourd’hui dans la personne des pauvres et de ceux qui souffrent, comment nous situons-nous ?
Et enfin, très concrètement, je vous invite vivement à relire la passion de Jésus au cours de cette semaine. Cela peut être aussi l’occasion de dépoussiérer très concrètement les crucifix de vos maisons avant d’y mettre un rameau de buis.

Amen


Homélie de l’office de la Sainte Croix (vendredi Saint) – Père Pierre-Marie

Lors des JMJ de Madrid, j’ai été très marqué par la conférence de Mgr Léonard alors archevêque de Malines-Bruxelles sur l’évangélisation. Il nous rappelait qu’un des principaux obstacles à la diffusion du message de Jésus, à la conversion comme disciple du Christ est la question du mal et de la souffrance.
On peut évoquer un certain désintérêt de la part de nos contemporains – particulièrement en Occident – mais, ne perdez pas de vue que la mal et la souffrance restent le grand obstacle à l’évangélisation. Combien de fois avons-nous entendu une personne nous dire : « Je ne crois pas en ce dieu qui a permis tel décès, telle maladie, telle catastrophe… »
Nous répondons, à juste titre, que Dieu ne veut pas le mal, il permet la liberté. Comme cause première, il permet les causes secondes que nous sommes… Mais, on peut dire que ces arguments n’ont que peu d’effet sur celui qui souffre et qui est face à l’absurde.

C’est alors que le témoignage des Saints vient à notre secours, en particulier la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus qui dit :

Il me faut un dieu qui prenne ma nature,
qui devienne mon frère, et qui puisse souffrir.

En effet, on peut comprendre les personnes qui refusent de croire : la toute puissance de Dieu est d’autant plus scandaleuse en regard du mystère du mal et de la souffrance. « Si ton Dieu est tout puissant, alors pourquoi la souffrance est-elle si présente dans ce monde ? »

Et justement, la Petite Thérèse nous donne une voie différente, qui est au fond la voie du Christianisme : c’est un Dieu qui ne se laisse pas atteindre par les souffrance, les outrages et les crachas, et le voici qui n’a plus figure humaine. Dans ce dieu, je ne peux pas croire, car il reste comme une masse compacte au dessus de moi, tout puissant dans son ciel, mais très peu concerné par ce que je vis. Et c’est seulement la personne de Jésus qui donne un éclairage, car c’est ce Dieu qui prend ma nature humaine, qui est mon frère et qui peut souffrir. Et c’est seulement dans la contemplation du Christ que je peux découvrir un chemin, pour que cette souffrance et ce mal puisse devenir – d’une manière ou d’une autre – chemin vers Dieu.

Nous croyons en un dieu blessé. Non pas blessé dans sa divinité – évidemment, cela ne voudrait rien dire – mais dans son humanité, uni à la divinité. Cela fait que nous pouvons unir nos souffrances à la divinité. C’est ce que nous faisons à chaque communion : nous communions à la divinité du Christ, à Son humanité pour pouvoir aussi déposer nos souffrances à Ses pieds, sur la patène, ce qui nous paraît tellement intolérable, les absurdes de notre vie.

Ainsi, on voit combien le Christianisme est vraiment une bonne nouvelle et combien la perte de la foi chrétienne est préoccupante. Comme Benoît XVI l’écrivait dans son encyclique sur l’Espérance, s’il n’y a plus de foi chrétienne, il n’y a plus non plus d’Espérance. Il n’y a plus l’espérance que les souffrances que j’endure je peux les offrir d’une manière ou d’une autre, m’associer au Christ. En un certain sens, ces souffrances m’ouvrent à l’Espérance.
Et quelqu’un qui n’a plus d’Espérance devient violent, tôt ou tard, car nous ne pouvons pas vivre sans Espérance.

Aujourd’hui, il est beau de voir comment Jésus s’offre, tout simplement. Mais, reprenons conscience que nous pouvons aussi associer nos souffrances, petites ou grandes, aux souffrances du Christ. Il est vrai que l’on a reproché à l’Eglise d’insister sur ce côté doloriste, mais il n’en reste pas moins que c’est le cœur du message chrétien – non pas le dolorisme – car elles ont un sens, si je les offre, si je les dépose au pieds du Christ.

Alors, aujourd’hui, tout simplement, re-méditons ces paroles de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus :

Car il me faut un dieu qui prenne ma nature, qui revienne mon frère, et qui puisse souffrir.

Amen


Homélie de la vigile pascale (samedi Saint) – Père Éric

Frères et sœurs bien-aimés, connaissez-vous beaucoup de familles où il n’y a pas de souffrances ? Beaucoup de personnes qui ne sont pas confrontées à l’épreuve même s’il y a du plus ou moins.
De quelque côté que je me tourne, je vois de nombreuses personnes qui souffrent : certaines souffrent dans leur corps ou leur psychisme ; d’autres souffrent des mésententes ou tensions familiales ; d’autres encore connaissent des difficultés professionnelles. Et je ne parle pas de ceux qui sont touchés par la guerre ou le terrorisme quand ce n’est pas par des catastrophes naturelles.
En faisant ce constat, je ne pense pas être pessimiste. La vraie vie n’est pas celle que l’on nous présente souvent dans les publicités où tout va bien, où l’on peut vivre dans l’insouciance la plus totale, où il n’y a plus de souffrance. Il est vrai que notre tentation est d’éliminer la souffrance à tout prix… et finalement d’en créer de plus grandes encore. (cf. Spe Salvi).

Le lien avec le vendredi saint

La souffrance est bien là et la résurrection n’est pas un euphorisant qui nous fait oublier pour un temps la souffrance. La résurrection est le moment ultime du mystère pascal où Jésus a offert librement sa vie sur la croix pour nous sauver.

Il y a un double aspect dans le Mystère pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. » (CEC 654)

Hier, à l’occasion du vendredi saint, nous avons médité sur l’amour de Dieu qui se fait tellement proche qu’il se fait l’un de nous. Jésus, qui en se faisant homme, a pris en nous tout ce qui était sujet à la souffrance. Il n’est vraiment pas un Dieu lointain et insensible à ce que nous pouvons vivre de difficile. Il a même fait plus car il a pris sur lui nos péchés pour que nous ayons la grâce d’en être délivrés. Si vous me permettez l’expression : il a payé pour nous.
Ce soir, en cette veillée sainte, nous sommes invités à contempler l’autre face de l’admirable échange : Jésus nous rend proches de lui dans sa résurrection. Vous savez que Jésus, à la fois homme et Dieu, seul médiateur, est à la fois le « lieu » (si je puis dire) où Dieu se fait proche de nous et le « lieu » où il nous est donné de nous approcher de Dieu.
Hier, Jésus se faisait infiniment proche de notre souffrance et de notre mort ; aujourd’hui, Jésus nous donne la grâce de nous rendre infiniment proches de sa gloire divine. C’est bien pourquoi de nombreux baptêmes sont célébrés en cette nuit sainte : par le baptême, Jésus nous donne part à sa divinité.

La résurrection est un bond en avant

Vous savez que la résurrection n’est pas un retour en arrière. La résurrection de Lazare était un retour en arrière : il redevenait vivant de sa vie humaine périssable. D’ailleurs il est mort une deuxième fois.
La résurrection de Jésus est un saut en avant. Et avec lui, il nous offre une nouvelle qualité de vie humaine.

La résurrection n’a pas été pour Jésus un simple retour à la vie terrestre précédente, mais elle a été le passage à une dimension profondément nouvelle de vie, qui nous concerne nous aussi, qui touche toute la famille humaine, l’histoire et tout l’univers. » (Benoît XVI, 15 avril 2009)

C’est d’ailleurs bien pour cela que les apôtres ont bien du mal à le reconnaître. Si c’était un retour en arrière, ils l’auraient reconnu sans peine. Mais c’est une vie tellement plus glorieuse qu’ils ont peine à le reconnaître.
Avec la résurrection se lève une espérance fabuleuse. Sur un horizon de souffrance et de mort se lève la lumière que nous avons chantée dans l’exultet : « heureuse faute qui nous valut un tel rédempteur ».

Une lumière fragile

C’est une formidable nouvelle qui a transformé la vie des apôtres, mais en même temps une lumière fragile (nous le voyons : la lumière qui émane du cierge pascal peut facilement s’éteindre) qui ne veut pas s’imposer par la force. Car ce n’est pas dans la manière de faire de Dieu.
C’est une lumière fragile parce que c’est une lumière à accueillir dans la foi. Il y a bien sûr un fondement historique de la résurrection. Cela ne s’est pas passé uniquement dans la tête des apôtres. C’est un événement tout à fait réel. Le tombeau vide, les apparitions, le retournement qui s’est opéré dans les apôtres font partie .

Cette grâce de la résurrection est aussi tellement au-delà de nos conceptions. Jésus en avait bien parlé aux apôtres mais cela dépassait tellement leurs catégories que cela ne voulait pas dire grand chose pour eux. Nous ne le voyons bien dans leur réaction dans l’évangile de ce jour. La plupart considèrent comme délirants les propos des femmes qui leur annoncent la bonne nouvelle de la résurrection. Saint Pierre a l’honnêteté de courir au tombeau. « en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé. » Mais pour l’instant, il n’est pas encore prêt à croire.
Autrement dit, c’est une lumière fragile car cela suppose d’accepter d’être dépassés. La foi ne va jamais contre la raison ; mais elle va au-delà de la raison.

Une lumière sur la souffrance

Pour en revenir à mon introduction, comme le disait le pape Benoît XVI,

La résurrection de Jésus fonde notre solide espérance et illumine tout notre pèlerinage terrestre, y compris l’énigme humaine de la douleur et de la mort. » (Benoît XVI, 15 avril 2009)

Cependant la grâce de la résurrection ne nous exempte pas de la souffrance et de la mort. Bien sûr, il y a bien des choses pour soulager la souffrance dans le monde. C’est d’ailleurs le nom qu’avait choisi le Padre Pio pour l’hôpital qu’il avait fondé : la maison du soulagement de la souffrance. Mais désormais nous savons que la souffrance n’est pas vide n’est pas vaine. C’est ce que disait le pape Benoît XVI à une petite fille japonaise qui l’interrogeait à la suite des catastrophes de Fukushima :

Un jour, vous comprendrez que cette souffrance n’était pas vide, n’était pas vaine, mais que, derrière elle, il y a un bon projet, un projet d’amour. »
Ce n’est sans doute pas un hasard que ce soient les femmes qui étaient au pied de la Croix qui sont les premiers témoins de la résurrection. Leur foi éprouvée par la passion et la mort de Jésus se trouve confirmée par la rencontre avec le Ressuscité. Les souffrances humaines dont elles ont été les témoins si proches se trouvent maintenant transfigurées en gloire divine.
(cf. Benoît XVI, 15 mai 2009).

Conclusion

Par la grâce de la résurrection, qu’il vous soit donné de vivre votre vie avec une profondeur renouvelée.

Déposons entre les mains de Jésus-Christ toute notre espérance pour l’avenir, tout comme, à l’heure des ténèbres, il remit son esprit entre les mains du Père. »
(Benoît XVI, 15 mai 2009).

Marie, la pietà, qui était au pied de la croix, a mieux que quiconque goûté la joie de la résurrection. Qu’elle nous aide à vivre en ressuscités.


Nous vous laissons découvrir l’homélie du dimanche de Pâques prononcée Père Stéphane en format audio.

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