Serviteurs de Jésus et de Marie

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Jésus Eucharistie, source d’eau vive pour l’évangélisation

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* * * *

A travers ce texte de la Samaritaine, texte qui fait partie de cette grande préparation à la Pâque, regardons la méthode d’évangélisation de Jésus.

Jésus est fatigué, assoiffé, c’est la chaleur du plein midi.
Il est dans un état de nécessité.
Arrive cette femme, une Samaritaine. Jésus exprime son indigence :
- « Donne-moi à boire !  »
C’est une soif réelle, mais c’est surtout une soif spirituelle. Et il y a un malentendu entre Jésus et la Samaritaine qui ne parle que de l’eau du puits.
Jésus, Lui, veut trouver la source profonde qui est dans cette femme. La Samaritaine cherche la facilité, elle voudrait ne plus venir puiser d’eau.
Jésus touche son cœur en lui montrant qu’Il la connaît. Elle se sent reconnue en profondeur, et pas jugée.
Mais la femme veut rester à la surface des choses. Et Jésus parle du culte véritable en esprit et en vérité, ce culte qu’Il inaugure Lui-même en sa propre personne.
Et c’est à ce moment-là que la femme exprime sa soif profonde, cette espérance du Messie. Et là Jésus se révèle Lui-même de manière étonnement explicite : « Moi qui te parle, je le suis. »
Par le travail de préparation fait par Jésus, elle est prête à recevoir le message.
Alors la femme, après avoir été évangélisée, court aussitôt au village, malgré le fait qu’elle ne soit pas fréquentable.
Et tous viennent, ils viennent voir.

Comment annoncer l’évangile ?
- Une personne pour une personne. Jésus prend le temps d’un vrai dialogue avec une seule personne.
- L’Esprit-Saint, Dieu, nous appelle à un moment inattendu. Souvent, on voudrait être dans de bonnes conditions. Mais Dieu se donne dans les moments inattendus.
- Il faut expérimenter sa pauvreté, ses limites. Évangéliser, c’est toujours prendre un risque. Évangéliser, ce n’est pas imposer, c’est aider l’autre. Aider l’autre à rencontrer sa soif véritable, son inspiration profonde. Se mettre au service, écouter jusqu’au bout, pour que cette source puisse se révéler.
- Et à partir de là, exprimer le cœur de notre rencontre avec le Christ. Qu’a fait Jésus pour moi ?

Évangéliser une personne, c’est l’amener au Christ Lui-même. Jésus a besoin de mon humanité, mais il s’agit de conduire la personne jusqu’à Jésus.

Dans cette Eucharistie, laissons-nous rejoindre par le Christ. Il se trouve là, à la source de notre être, là où notre désir est le plus fort. Descendons en nous-même. Rencontrons le Sauveur qui est là, qui nous attend, il est la source de vie qui étanche notre soif de vie véritable. Laissons-nous combler par le don de son Eucharistie, et devenons source d’eau vive pour nos proches. Ayons soif de rencontre véritable pour amener tout homme au Christ.
Amen

* * * *

- Livre de l’Exode 17,3-7.

- Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9.

- Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-2.5-8.

- Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,5-42.

Jésus arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient - et c’est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »
Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus.
Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ’Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : ’L’un sème, l’autre moissonne. ’ Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas pris de peine, d’autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

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