Serviteurs de Jésus et de Marie

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Homélie du 2e dimanche de l’Avent

Homélie du 2e dimanche de l’Avent - Année B

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La Parole donne la juste vision de ce monde

Écouter l’homélie :




Texte de l’homélie :

Chers frères et sœurs,

Je me souviens avoir lu dans un journal populaire au moment de l’élection de Benoît XVI : « Il est contre l’avortement, il est contre l’euthanasie, il pense que le mariage est entre un homme et une femme… » ; le titre du journal était : « Rien ne change » !
On pourrait se poser la question de quels sont les fondements de la doctrine de l’Eglise ?
Quel est le principe d’intelligence ? c’est justement ce à quoi nous invitent les lectures de ce jour.

Nous avons demandé dans la première prière : « Ne laisse pas les soucis des tâches présentes entraver notre marche. Eveille en nous l’intelligence du cœur qui nous prépare à t’accueillir, l’intelligence qui nous fait entrer dans ta vie. Apprends-nous le vrai sens des choses de ce monde, et l’amour des choses éternelles. »

Saint Pierre nous donne une clef d’intelligence de ce monde

Parmi les lectures que nous avons entendues, arrêtons-nous sur la deuxième qui annonce : « tout cela est en voie de destruction. Les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments en feu seront détruis, la Terre, avec tout ce que l’on y a fait sera brûlée ».
On perçoit bien le message que ce monde va disparaître. Mais, la nouvelle que Pierre nous donne, c’est surtout que nous attendons des cieux nouveaux, une terre nouvelle. Et, si nous en sommes jugés dignes, nous participerons avec un corps glorifié à ce nouveau monde. C’est une naissance transfigurée avec Dieu.
Une autre invitation que Pierre nous fait : même si ce monde va être détruit, nous voyons quels hommes nous devons être : sainteté de vie, respect de Dieu, demandant avec impatience la venue du Jour de Dieu.

Cette perspective de la Jérusalem Céleste donne tout son poids aux choses de ce monde. Les chrétiens n’ont donc pas le mépris des choses de ce monde, mais une perception meilleure.

Le conseil de l’apôtre Paul : ne pas nous attacher aux biens de ce monde

Dans une de ses lettres, Saint Paul va dans le même sens : ce monde n’est pas définitif, donc nous ne devons pas nous attacher aux biens de cette terre.
Nous devons nous préparer à Noël, car toutes les vérités crées vont trouver leur valeurs à travers le mystère de l’incarnation. Il va épouser notre nature humaine et ainsi lui donner toute sa valeur.

C’est de là que viennent les valeurs de l’Eglise, celles que nous défendons nous-même. Elles se basent toutes dans l’incarnation.

La faiblesse humaine mise en lumière par l’Incarnation

Dans l’Antiquité, l’enfant n’avait pas de droits. Pourtant, Jésus nous dit : le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemble. Dans les œuvres Antiques, on représentait peu la laideur, les pauvres, la douleur, la vieillesse… Jésus nous invite pourtant à servir le plus pauvre, à vêtir celui qui est nu, à visiter celui qui est en prison. C’est son enseignement pour notre vie, et en même temps tout le sens de l’incarnation de Jésus : Le Verbe de Dieu a pris chair de notre chair. C’est cela qui donne sens à toutes nos valeurs.

Nous allons donc demander aujourd’hui cette intelligence qui nous vient de la Foi et qui a permis à toutes ces foules d’aller voir Jean le Baptiste. C’est lui qui proclame dans le désert, et une foule vient à lui dans la nuit, car elle a la compréhension que quelque chose de Dieu est en train de se passer là. Elle reconnaît dans sa prédication, dans son style de vie l’annonce du prophète Isaïe : « Voici que j’envoie mon messager devant toi pour préparer ta route. »

A travers le désert une voie crie :
« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. »

Nous allons donc demander ce don du Saint-Esprit, ce don d’intelligence pour savoir reconnaître les temps qui sont les nôtres. Nous sommes dans le temps de la Miséricorde et nous attendons le Seigneur dans la Gloire.
Nous allons donc demander aussi cette intelligence qui nous fait mesurer à sa juste valeur les biens de ce monde. A la fois ils sont passagers, et nous sommes sur cette terre comme des étrangers. Et c’est dans les choses concrètes de ce monde que nous sommes dans le dévouement en vue du Royaume, que nous nous préparons à l’accueillir,

Amen

Références des lectures du jour :

  • Livre d’Isaïe 40,1-5.9-11.
  • Psaume 85(84),9ab-10.11-12.13-14.
  • Deuxième lettre de saint Pierre Apôtre 3,8-14.
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,1-8.

Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu.
Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j’envoie mon messager devant toi, pour préparer la route.
A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.

Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.

Moi, je vous ai baptisés dans l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

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