Serviteurs de Jésus et de Marie

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Rendez vous

La parabole du Semeur

15e dimanche du Temps Ordinaire - Année A

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Écrire à l'auteur Père Pierre-Marie 12 juillet 2011
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Homélie de Père Pierre-Marie




  • Il y a le semeur.

Le Semeur : c’est Dieu Lui-même qui sème la Parole.
Et Dieu parle en paraboles pour que chacun comprenne ce dont il a besoin, là où il en est.

Dieu donne en abondance sa Parole par sa Création : « Dieu dit, et cela est ».
La Parole de Dieu est efficace.

La Parole de Dieu nous a aussi été donnée par les prophètes.

Et la Parole ultime que Dieu nous a donnée est son Fils, le Verbe fait chair. Un seul verbe dit tout le Père, et ce Verbe là c’est le Christ.

La parole de Dieu, le Verbe de Dieu nous a été donnée en plénitude.

Le Seigneur ne regarde pas à l’efficacité, mais à la fécondité, le fait que nos vies portent du fruit. Et ayons foi que chacune de nos vies, là où nous en sommes, est appelée à porter du fruit, et du fruit en abondance.

Avons-nous un regard utilitariste ? Ou fait de gratuité ?

Le semeur fait confiance. Et cela est capital. La confiance est la marque d’une éducation réussie. La confiance permet d’entrer dans l’audace.

  • Et il y a celui qui reçoit : chacun est appelé à écouter la Parole de Dieu.

Il y a des attitudes différentes par rapport à la Parole de Dieu.

En même temps que va le Semeur, va celui qui va mettre l’ivraie au milieu du bon grain.

Accueillir la Parole de Dieu dans ma vie demande un combat spirituel. Il faut la garder comme un trésor, car si on n’y veille pas, d’autres pourront nous adresser d’autres paroles qui ne viennent pas du Seigneur.

Profitons de ces vacances pour prendre le temps d’écouter la Parole de Dieu, de la contempler, de la protéger dans notre cœur.

  • Le sol pierreux.
    Le 2è la reçoit avec joie. Comme ces personnes qui reçoivent des dons spirituels, de grandes émotions, ils reçoivent mais, nous dit Jésus, ce sont les hommes d’un moment : ils ne prennent pas conscience que la foi n’est pas simplement une question d’émotion. La foi, c’est dans mon intelligence adhérer à Dieu qui se révèle, à Dieu qui se dit. Je crois en la parole de Celui qui se dit. Soyons attentifs à garder cette Parole dans mon cœur comme la Vierge Marie. Que me dit le Seigneur. L’émotion ne peut pas suffire pour une vie chrétienne, vient le moment du choix. La Parole de Dieu doit devenir nôtre.
  • Les ronces.
    Les soucis du monde étouffent la Parole. Mettons nos priorités au bon endroit. Alors que Dieu agit par attraction, le monde agit par distraction. Jésus nous invite à aller au fond de nous même pour y récolter ce fruit de vie éternelle.
  • La bonne terre. Cela ne signifie pas qu’il y a une prédisposition. Bien sûr, nous venons de parcours différents.
    Mais la bonne terre, c’est avoir accepté dans sa vie de porter la Croix de Jésus. _ C’est ça qui va faire que ma terre sera bonne. Mon cœur va être comme labouré intérieurement par la Croix du Christ. Ce seront des moments difficiles à vivre. J’accueille ces épreuves de la main du Seigneur, sachant que cela me donne d’accueillir avec plus de force la Parole du Seigneur.
    Et alors je serai fécond.

Alors que le monde raisonne en échecs et en succès, Jésus raisonne en fécondité ou en stérilité.
Ma vie rayonne-t-elle autour de moi ? Est-elle féconde ?

Nous sommes là devant un choix. « Donne à tous ceux qui se déclarent chrétien de rejeter ce qui est indigne de ce nom, et de rechercher ce qui lui fait honneur » (Prière d’ouverture).

Notre vie chrétienne demande un choix.

Demandons la grâce de faire ce choix de la Parole de Dieu, ce choix de la fécondité, ce choix aussi de la Croix de Jésus, pour porter du fruit, et un fruit qui demeure.
Amen.

Références des lectures du jour :

- Livre d’Isaïe 55,10-11.

- Psaume 65(64),10abcd.10e-11.12-13.12b.14.

- Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,18-23.

- Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,1-23.

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n’est pas donné. Celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, qu’ils écoutent sans écouter et sans comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n’entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu’ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris ! Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l’homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est l’homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est l’homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

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1 réaction


14 juillet 2011 19:49, par motte louis

merci cher père pour cette belle homélie

vous dites : « elle gardait tout çà dans son cœur » est une phrase qui me fait toujours « gamberger », car enfin quand jésus lui dit être au service de son père, elle aurait très bien pu garder cette réponse sur l’estomac (tu va voir la correction que tu vas prendre à la maison)ou bien garder cette réponse dans sa tête (qu’est ce que j’ai bien pu rater dans son éducation pour qu’il me parle ainsi) encore mettre cette réponse dans sa poche avec son mouchoir dessus (et somatiser )etc

alors que "garder tout çà dans son cœur était il pas en fait le moyen efficace qui a permis à Dieu d’agir dans le vierge marie et lui permettre après la résurrection quand elle était dans la chambre avec les disciples qui devaient harceler de questions au sujet de son fils (comment était il quand il était jeune, qu’est ce que lui lui a appris etc) et que ses réponses ont du leur permettre cette explosion d’intelligence et de compréhension de la bible et de la parole de Dieu à la pentecôte

tout çà pour dire que quand je pense à cette phrase je me pose toujours la question : est ce que pour finir l’homme n’aurait pas 2 formes d’intelligence : : la cérébrale avec tous ses archaïsmes (sentir, voir, se protéger, se nourrir etc) qui empêcherait l’autre intelligence (celle du cœur) de pouvoir s’exprimer et nous guider vers autre chose que ces instincts immémoriaux, par exemple la parole de Dieu

et pour finir, les exercices qu’on imposerait à notre corps ( se mettre à genoux : position inconfortable qui mobilise tous nos sens pour ne pas se casser la figure) ou bien encore jeuner ou faire des longues marches en pèlerinage seraient des moyens pour "occuper notre intelligence cérébrale et permettre à notre intelligence du cœur à avoir un peu droit à la parole durant ces moments ?

qu’en pensez vous ?

bien à vous. L.MOTTE-.

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