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La vocation : l’expérience d’une disproportion.

3e dimanche du Temps Ordinaire

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Écrire à l'auteur Père Pierre-Marie 28 janvier 2011
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Homélie du Père Pierre-Marie

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Les récits de vocations sont parmi les pages de la Bibles les plus touchantes : qui sommes-nous pour que le Seigneur nous appelle ? Qui sommes-nous pour être les collaborateurs du Seigneur à son œuvre de vie ? Lorsque nous regardons notre vie, et devant la splendeur et la beauté du Seigneur, nous sentons bien qu’Il n’a pas besoin de nous. Et pourtant Il appelle des hommes et des femmes à son service…

On trouve déjà dans l’ancienne Alliance l’invitation à quitter quelque chose pour suivre le Seigneur. Et la force de notre oui est indépendante de la force de notre nom. Quelqu’un qui ne renonce pas ne peut pas aimer et suivre le Seigneur.
Mais avec le Christ, il y a quelque chose de nouveau.
Il y a bien sûr le fait de laisser que l’on retrouve dans ce récit, mais la nouveauté est qu’il faut suivre une personne : le Christ. Le christianisme c’est d’abord quelqu’un avant d’être quelque chose.
Si aujourd’hui, nous avons 2000 ans de théologie, de sainteté, de prières, qui nous aident à suivre le Christ, nous pouvons penser à ces hommes qui ont les premiers tout abandonné pour suivre le Christ.

Cet appel du Christ touche peu de personnes, mais c’est un appel qui reste au cœur de l’Église comme une voie de sainteté et un signe du Royaume. A travers cet appel, nous voulons voir une confiance que Jésus fait à ces hommes qu’Il sait pêcheurs… Il y a comme une disproportion dans l’appel de Dieu. Il y a quelque chose de transcendant, qui nous dépasse, qui nous éblouit. Et quand nous regardons nos humanités, nous nous voyons bien pauvres.

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. »

Et malgré mes faiblesses, c’est sur cette parole du Seigneur que je m’appuie pour cheminer jour après jour. C’est LUI qui m’a choisi, ce n’est pas quelque chose qui est naît d’un projet simplement humain.
Cet appel dans ce récit est irrationnel. « Viens, suis-moi ». Ces hommes ne le connaissent pas. La Foi est un mystère, une grâce, elle est gratuite, on ne la mérite pas.

Demandons au Seigneur d’avoir cette confiance face à l’appel qu’Il nous lance. Certains sont appelés à tout laisser pour suivre le Christ, mais tous nous sommes appelés à la suite du Christ à témoigner du royaume de Dieu, chacun à notre manière.

Dans cette invitation du Seigneur lancée à Simon et André « Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes » on peut lire une certaine plénitude, un accomplissement de leur propre métier. A travers cela, on voit que le Christ n’enlève rien lorsqu’il appelle. Il donne en plénitude, il donne en surabondance, il donne une finalité sur-éminente par rapport à la réalité de ces deux hommes. Il en est de même pour nous, lorsque le Christ nous appelle, c’est pour une fécondité supplémentaire.

Parfois nous avons une certaine crainte à aller à la suite du Seigneur. Nombre de vocations, d’appels du Saint-Esprit nous demandent un discernement, un choix. Demandons cette grâce de la confiance, comme ces premiers disciples, alors qu’ils n’avaient pas ces 2000 ans de christianisme, ont fait confiance. Ils ont vu entre leur cœur et le cœur du Christ comme une correspondance. Sans mettre de conditions… Ces hommes dans la confiance voient en Jésus celui qui répond à l’aspiration de leur cœur.

Demandons au Seigneur qu’Il fasse se lever au sein de son Église de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses à l’exemple des premiers disciples. Que ceux qui sentent cet appel de Dieu soient confortés par notre prière et notre témoignage. Mais aussi, demandons que chacun d’entre nous soit plus attentifs au Saint Esprit dans notre vie, lui qui parle à notre esprit, pour que nous puissions témoigner que le Royaume de Dieu est tout proche. Amen.

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Lectures du 3e dimanche du Temps Ordianire - année A

- Livre d’Isaïe 8,23.9,1-3.

- Psaume 27,1.4.13-14.

- Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,10-13.17.

- Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,12-23.

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

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