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Laissons briller sur nous le visage du Christ !

Homélie de la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

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Écrire à l'auteur Père Pierre-Marie 10 janvier 2014
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Homélie de la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu - Année A

Écouter l’homélie de Père Pierre-Marie :




Références des lectures du jour :

  • Livre des Nombres 6,22-27.
  • Psaume 67(66),2b.3.5abd.7.8b.
  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7.
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,16-21.

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.
Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

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1 réaction


15 janvier 2014 13:30, par jean-charles

Marie , vierge immaculée , Mère de dieu , Mère des hommes

La Vierge attendra la fête de l’Annonciation , le 25 mars 1858 , pour livrer son nom : « Je suis l’Immaculée Conception »

Par sa luminosité , par ses eaux miroitantes , par la légèreté de ses ciels , le cadre qu’elle a choisi semble aujourd’hui encore lui faire écho , non plus comme un écrin, mais comme la pureté même de la vie , la parole la plus aérienne qui se puisse formuler ; C’est la dernière que Bernadette entendra !. Elle clôt un cycle péniblement articulé , un peu comme la pointe d’une parabole qui en livre la clef.

Il faut le garder longtemps à l’oreille , comme le timbre d’une cloche résonne longuement dans les airs , pour entendre tout ce que Marie veut nous dire à travers le nouveau nom qu’elle révèle à lourdes , comme un horizon d’une clarté inouïe comme la splendeur du jour après l’aube plus secrète , ce nom qui lui vient de sa résurrection et n’est lui-même qu’un écho ou un déploiement de celui qu’elle reçoit dans la salutation angélique : « je vous salue , comblée de grâce » , littéralement plénitude de la grâce . Marie n’est que grâce. Non seulement pleine de grâce , mais la grâce personnifiée la grâce devenue mère pour féconder le monde d’innombrables étincelles d’un cristal jamais éteint. Prier Marie , revient à laisser descendre dans notre chair la lumière vibrante qu’elle est tout entière. Sa conception immaculée ne la soustrait pas à notre condition , au contraire elle en révèle l’aspiration la plus haute, la pureté à laquelle nous tendons parce qu’elle nous habite déjà.

Pour devenir le Christ , il nous faut devenir Marie, celle qui l’a fait entrer dans l’histoire , celle qui ne cesse de l’enfanter à travers les âges.

Dans l’histoire du salut qui croise celle de nos jours , la chair de marie tient une place singulière qui la revêt d’une sorte d’épaisseur sans pesanteur. Cette chair retranchée du péché , préservée de ses atteintes , qui donne naissance au Fils , à l’homme accompli , cette chair tout orientée par la volonté du Père , cette chair reste néanmoins la nôtre. Même Immaculée , Marie ne nous est pas étrangère. Elle maintient en nous l’espace d’une promesse, en même temps que ce fond intouchable , inentamé , où Dieu vaut naître encore aujourd’hui.

Malgré nos faiblesses , nos inévitables maladresses , à travers nos opacités encore tenaces , Marie , nous entraîne au bout de nous-mêmes , vers un au-delà du péché , qui ne nous arrache pas à notre condition mais l’élargit miraculeusement. En lançant dans le monde cette parole inouïe qui confond notre savoir , c’est au coeur de notre humanité que Marie fait jaillir sa lumière , c’est en nous-mêmes qu’elle vient resplendir , comme une promesse , une nouvelle chance donnée à notre chair .

( d’eau et de lumière :Philippe mac Leod )

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