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Le Christ est la seule source de la paix, de la joie et de la sérénité véritables

Homélie du 13e dimanche après la Pentecôte (forme extraordinaire du rite romain)

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Écrire à l'auteur Père Laurent-Marie 12 septembre 2014
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Homélie du 13e dimanche après le Pentecôte :

Écouter l’homélie :




Mes bien chers frères,
Quelles grâces pouvons-nous demander à notre Seigneur ? Nous nous présentons à Lui en cette église comme les dix lépreux. Nous crions vers lui :

Jésus, Maître, aie pitié de nous !

Ce sont là les premiers mots de la prière, l’attitude fondamentale du cœur, parce que nous avons tous fait l’expérience de notre faiblesse, de notre incapacité à faire le bien et à diriger notre vie selon la sagesse de Dieu. L’Église reprend l’immense supplication de tout le peuple chrétien et la présente au Père du Ciel. C’est ce que tous ensemble nous avons demandé dans la prière de collecte, dans la prière d’ouverture de cette messe :

Augmentez en nous la foi, l’espérance et la charité.

Voilà ce que nous devons demander pour toute notre année. En effet c’est par la foi, l’espérance et la charité que Dieu vient habiter notre cœur, guérir notre affectivité, redresser notre volonté, affermir nos bonnes dispositions, secourir notre infirmité, accompagner notre marche vers l’éternité bienheureuse.

Dans l’Évangile, nous voyons toutes les misères du monde implorer l’aide, le secours, la miséricorde du sauveur : les malades, les infirmes, les grabataires, ceux qui sont rejetés en raison de leur condition ou de leur fonction, ceux qui sont dans une situation apparemment inextricable de péché et de désarroi moral, ceux qui sont tentés de se décourager, voire de désespérer.
Aujourd’hui ce sont des lépreux : ils souffrent dans leur corps parce qu’ils voient leur chair se dégrader lambeau après lambeau. Ils souffrent dans leur âme parce que la loi leur impose de vivre en dehors de la communauté des vivants, rejetés, craints et méprisés. Et voici que Jésus se laisse toucher par leur misère, Il vient au secours de leur détresse. Il exerce à leur égard la plus grande miséricorde qui soit : Il les purifie, Il les sauve, Il les réintègre dans la famille des vivants.

Mais ce geste de salut et de purification, Il le fait pour nous tous, puisque nous avons été sauvés et purifiés de la lèpre de nos péchés par l’eau du Baptême. Cette purification de notre cœur, ce salut de nos âmes fait de nous des êtres vivants, promis à la résurrection et à l’immortalité. Voilà pourquoi c’est l’action de grâce qui doit habiter notre cœur pour un don si grand, si merveilleux, si divin.
Ayant bénéficié d’une telle faveur, nous devons à notre tour, comme le Samaritain, glorifier Dieu à pleine voix, tomber la face contre terre devant Jésus et Lui rendre grâce. En plus d’être lépreux ce miraculé est un Samaritain, ce peuple que les fils d’Israël refusait absolument de reconnaître comme faisant partie du peuple élu, en raison de ses origines douteuses et de son installation récente en Palestine. Mais c’est à tous, Juifs et Samaritains, fils d’Israël ou païens, que la grâce de la guérison et du salut est offerte.

C’est cette grande vérité que saint Paul expose dans l’épître aux Galates dont nous commençons la lecture en ce dimanche. L’Evangile du salut est pour tous et pour entrer dans le nouveau peuple de Dieu, pour intégrer la communion des sauvés, pour faire partie de l’Eglise, il suffit de croire en Jésus-Christ et de recevoir le Baptême qui fait de nous des créatures nouvelles, des fils bien-aimés du Père.

La lumière de la foi est donc appelée à transformer notre vie, à nous rendre plus fidèles à l’Evangile et à faire de nos un seul Peuple, un seul Corps, une seule nation libre et audacieuse. Malgré les difficultés, nous avons au cœur l’Espérance parce que nous savons ne pouvoir compter que sur Dieu seul car Lui seul a la puissance de tout pardonner, de nous purifier, de nous sauver.

Mes bien chers frères, je voudrais que durant toute cette année nous ayons à cœur de vivre vraiment de Foi, d’Espérance et de Charité. Le Christ seul est capable de transformer notre vie et de faire naître dans nos cœurs la paix, la joie, la sérénité véritables.
C’est à cela que le pape François nous invite dans son encyclique sur la foi lorsqu’il nous rappelle :

La nouvelle logique de la foi est centrée sur le Christ. La foi dans le Christ nous sauve parce que c’est en Lui que la vie s’ouvre radicalement à un Amour qui nous précède et nous transforme de l’intérieur, qui agit en nous et avec nous […]
Nous pouvons ainsi comprendre la nouveauté à laquelle la foi nous conduit. Le croyant est transformé par l’Amour, auquel il s’est ouvert dans la foi, et dans son ouverture à cet Amour qui lui est offert, son existence se dilate au-delà de lui-même.
(Lumen fidei, 20 et 21)

Notre pape nous fait ainsi comprendre combien la vie théologale, la vie selon le Saint-Esprit - la vie de Foi, d’Espérance et de Charité - forme un tout dynamique et constitue une seule réalité. On ne peut connaître le Christ sans l’aimer, et ne peut aimer le Christ sans espérer qu’Il nous donne les moyens de parvenir au bonheur éternel, ce bonheur éternel qui n’est rien d’autre que le Face à Face pour toujours entre l’Amour et nous.

Nous faisons un avec lui et Il peut agir en nous et par nous. Nous donnons notre vie au Christ pour qu’Il la purifie et la transforme. Et Jésus nous communique alors par son Saint-Esprit Sa manière de vivre et d’aimer, d’agir et de souffrir. C’est cela la sainteté chrétienne, c’est cette réalité, cette expérience qui doit faire jaillir en nous un chant nouveau pour le Seigneur, une grande action de grâce pour les merveilles de salut que la miséricorde divine accomplit jour après jour dans nos vies.

Alors, dimanche après dimanche, ayons à cœur de rendre grâce pour tout ce que Dieu a fait dans nos vies. Mieux encore, chaque jour, faisons monter vers Dieu un sacrifice de nos louanges, offrons Lui toutes nos bonnes actions et demandons Lui la grâce d’être purifié vraiment de la lèpre du péché. Bannissons de notre cœur l’ingratitude et prenons la bonne résolution de servir Dieu et nos frères.

Notre petite communauté qui célèbre en cette église la forme extraordinaire du rite romain a besoin de la bonne volonté de chacun, mieux encore elle ne pourra s’accroître et grandir, elle ne sera vraiment missionnaire qu’à une seule condition : que chacun de ses membres accueille dans la joie l’appel à la conversion et cherche vraiment à accomplir jour après jour la volonté de Dieu.
C’est là la grande intention de prière que nous pouvons tous faire monter vers Dieu.

Ainsi soit-il !

Références des lectures du jour :

  • Livre d’Ézéchiel 33,7-9.
  • Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9.
  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.

En ce temps-là, Jésus faisait route vers Jérusalem et passait aux confins de la Samarie et de la Galilée.
Et, alors qu’il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance ; et, élevant la voix, ils dirent :
— « Maître Jésus, ayez pitié de nous ! »
Les ayant vus, il leur dit :
— « Allez-vous montrer aux prêtres. »
Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix, tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c’était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit :
— « Est-ce que les dix n’ont pas été guéris ? Et les neuf, où (sont-ils) ?
Ne s’est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu ? »
Et il lui dit :
« Lève-toi, va ; ta foi t’a sauvé. »

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