Serviteurs de Jésus et de Marie

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Les mystères lumineux du rosaire

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Écrire à l'auteur Frère Christophe-Marie 2 septembre 2004
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Depuis des générations, le peuple chrétien a appris à se mettre à l’école de Marie. La prière du rosaire, si belle, si simple, si profonde enracine en son cœur l’amour pour le divin rédempteur.



Lettre apostolique de Jean-Paul II sur le rosaire

En adressant aux chrétiens une lettre apostolique sur le rosaire de la Vierge Marie, le pape Jean-Paul II cherche à enraciner chez tous les fidèles la grâce reçue au cours de l’année jubilaire. L’anniversaire de la venue dans ce monde du Messie, du Christ libérateur, nous invite maintenant à suivre spirituellement les grandes étapes de sa vie sur terre. Tous les événements de la vie de Jésus sont pour nous source de grâces et d’enseignement puisque c’est pour nous les hommes et pour notre salut qu’il les a vécus.

Marie, notre guide

Dans cette contemplation du visage du Christ, qui, mieux que Marie, peut nous guider ? Elle a accueilli en son sein le Verbe, le Fils unique du Père. Elle le donne au monde dans la nuit de Noël. Avec saint Joseph, elle a veillé sur lui durant son enfance et son adolescence. Elle l’a accompagné de Sa prière et de son dévouement tout au long de son ministère public. Elle était là, au pied de la croix, participant de toute sa foi et de tout son amour à l’œuvre de miséricorde et de rédemption qui atteint au Golgotha son sommet. Après la résurrection, elle est au cœur de l’Église naissante, priant afin que le Saint-Esprit dont elle fut comblée dès le premier instant de sa conception, soit maintenant répandue sur le monde entier.

Ce qui est dit par l’évangéliste à un moment bien précis vaut certainement pour chaque événement de la vie du sauveur :

Elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur
(Luc 2, 19)

.

Une joie pour nous, religieux

À Jésus, par Marie : n’est-ce pas le chemin spirituel de tant et tant de chrétiens ? Notre fondateur a été façonné par ce chemin de simplicité et d’humilité. Voilà pourquoi ce nouvel enseignement du Vicaire de Jésus-Christ réjouit particulièrement le cœur des fils du Père Lamy. Comme baptisés, comme religieux, comme serviteurs de Jésus et de Marie nous sommes renouvelés dans notre désir de vivre des mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie de Notre Seigneur et de Notre-Dame. Joie de l’appel, de la consécration, du service fraternel, de la vie nouvelle en Jésus-Christ, de l’accomplissement de la volonté du Père. Douleur de notre péché, de nos infidélités, des refus et des indifférences que rencontre encore l’amour de Dieu.

Gloire de la résurrection qui triomphe du mal en nous et autour de nous, de l’espérance qui ne trompe pas, du zèle à annoncer la bonne nouvelle du salut, de la présence maternelle de Marie qui nous montre le chemin du ciel et le triomphe de la grâce.

Les mystères lumineux

Dans sa lettre, notre Saint-Père propose à tous les fidèles d’ajouter une nouvelle série aux mystères joyeux, douloureux et glorieux que nous a transmis la tradition spirituelle de l’Église. Le vieillard Siméon reconnaît en Jésus

la lumière pour illuminer les nations" (Luc 2, 32).

Et le pape de commenter :

C’est tout le mystère du Christ qui est lumière… Mais cette dimension est particulièrement visible durant les années de sa vie publique, lorsqu’il annonce l’Évangile du Royaume".

Ainsi les mystères lumineux nous font entrer dans la contemplation de la vie et de l’enseignement de Jésus. Participants à sa mission de salut, par notre vie comme par notre activité apostolique, nous sommes invités, comme Serviteurs de Jésus et de Marie, à vivre plus profondément encore la grâce attachée à chacun de ces mystères.

Le baptême du Seigneur au Jourdain

Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour »

Références bibliques : (Mt 3.1-17 ; Mc 1.1-11 ; Lc 3.1-22)

Au moment d’inaugurer sa prédication, Jésus est désigné par le Père comme son fils bien aimé, en qui il a mis toutes ses complaisances. La présence du Saint-Esprit vient comme attester solennellement cette révélation sur la personne de Jésus. Mais le fils est aussi désigné par Jean-Baptiste comme l’agneau de Dieu qui porte et enlève le péché du monde. Le fils de Dieu est aussi le fils de l’homme. Il prend notre condition et il offre sa vie en sacrifice pour le salut de ses frères.

Nous sommes invités à reconnaître en Jésus le fils de Dieu et l’agneau qui nous sauve de nos péchés. Il nous appelle à sa suite pour coopérer par notre vie donnée, au salut de nos frères. Ne perdons pas de temps à regarder le mal présent dans le monde : il est déjà assumé par Jésus qui a reçu le baptême de pénitence, lui qui est saint et immaculé. Regardons l’agneau, suivons-le partout où il va. Peu importent les lieux et les temps qu’il nous assigne. L’essentiel est d’être avec lui, de marcher en sa présence, de vivre de sa compagnie.

Les noces de Cana

Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin ». Jésus répondit : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ».
Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira »
(Jn 2.1-12)

À la prière de Marie, Jésus change l’eau en vin. Puisque dans la culture juive, c’est le fiancé qui offre le vin aux invités, le Sauveur donne le signe qu’il est l’époux véritable de l’humanité. Il manifeste sa gloire et il suscite la foi de ses disciples. Il annonce son heure, celle où il donnera à ses frères le vin nouveau de la résurrection.

Marie nous invite à faire tout ce que le Seigneur nous dira. Sa prière abandonnée, sa confiance, son attention aux détresses des hommes sont pour nous autant d’invitations à la foi et à l’espérance. Nous voulons intercéder pour toutes les nécessités, matérielles mais surtout spirituelles, de ceux dont nous avons la charge. Nous les encourageons à vivre de foi et d’abandon. Enfin, nous cherchons à accomplir en toute chose la volonté du Christ.

L’annonce du Royaume

Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle

Références bibliques : (Mt 4.12-17. 5,6 et 7 ; Mc 1.14-15 ; Lc 4.14-15, 6.20-49)

Jésus passe de longs moments à enseigner les foules qui accourent. Très vite il associe les disciples à sa mission de prédication, accompagnée de signes et de miracles. Toute la vie de Jésus révèle le Royaume qu’il est venu instituer, accomplissant ainsi toutes les antiques prophéties. Il appelle à la conversion, à la confiance et à la joie.

Par notre baptême, nous sommes établis citoyens de ce royaume. Nous vivons de la loi nouvelle, de la foi au Christ qui est répandue en nos cœurs par le Saint-Esprit. Les béatitudes que Jésus proclame sont la charte de notre vie. Notre pénitence joyeuse rappelle à tous que cette vie sur terre n’est que l’antichambre du bonheur éternel. La parole de Jésus demande à être mise en pratique. Nous construisons ainsi sur le roc et non sur le sable. Les persécutions, les indifférences, les souffrances de toute sorte peuvent bien déferler : nous restons debout, solides de la force même de Dieu.

La Transfiguration

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière

Références bibliques : (Mt 16.28, 17.1-13 ; Mc 9.1-8 ; Lc 9.27-36 ; 2 P 1.16-18)

Avant de prendre la route de Jérusalem, où il doit subir sa passion et sa mort, Jésus prend avec lui Pierre, Jean et Jacques et il se montre à eux tout resplendissant de la lumière divine, tandis que le Père leur enjoint de l’écouter, lui, le fils bien-aimé.

Le Christ nous révèle son identité pour nous aider à surmonter le scandale de la croix. La foi inscrite en nos cœurs nous donne la force de témoigner de la présence de Dieu dans l’histoire des hommes. Dans le vacarme du monde, il nous faut revenir à la parole de Jésus transmise et communiquée par l’Église, méditée dans le cœur des saints. Elle est le trésor des pauvres.

L’institution de l’eucharistie

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, mangez : ceci est mon corps »

Références bibliques : (Mt 26.26-29 ; Mc 14.22-25 ; Lc 22.14-20 ; 1 Co 11.23-25)

Dans le sacrifice eucharistique est rendu présent l’unique et parfait sacrifice de la Croix. Chaque fois que la messe est célébrée, l’œuvre de notre rédemption s’accomplit. Par la communion, le fidèle est comblé de la grâce salvifique et il reçoit la promesse de la vie éternelle : le banquet eschatologique est inauguré par le banquet eucharistique.

La mission de l’Église consiste à préparer l’homme à cette grande rencontre avec son sauveur. Le Christ a promis de venir demeurer chez celui qui lui ouvre la porte. Vivre de l’eucharistie, c’est donner au Seigneur ressuscité et à jamais vivant la première place dans notre existence. Au-delà de ce que nous pouvons ressentir, une seule chose compte : cette présence du sauveur « au cœur de notre cœur ».

Conclusion

Ces cinq mystères jettent sur notre mission une grande lumière : reconnaître en Jésus le bien-aimé du Père, croire en lui, écouter son enseignement, le suivre dans son chemin d’humiliation et de gloire, vivre de sa présence. Apprenons de la Vierge Marie à faire de chacun de ces événements les éléments fondateurs de notre vie spirituelle, religieuse et apostolique.

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