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Mise au banc - court-métrage

Par le frère Christophe-Marie

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23 avril 2010
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Réalisé par le Frère Christophe-Marie lors d’un week-end familles, ce court métrage a pour but de sensibiliser à la prière.

Trois garçons commentent et critiquent tout ce qui se passe ; ils voient des personnes prier, un mendiant, un garçon se faisant frapper par une fille, et un amoureux.
Pour eux, c’est l’occasion de mettre au banc des accusés toutes ces personnes parce qu’elles dérangent leur tranquillité.
Mais au final, ce sont eux-même qui sont mis au banc.



Oraison AVCHD

La Charité

Une première lecture nous place dans une perspective philanthropique.
En effet, les garçons semblent rendre service derrière leur aspect un peu brutal ; on peut se dire « ils ne sont pas si mauvais ».
La charité serait tout simplement de venir en aide à ceux qui le demandent…
Mais ne serait-ce pas limiter l’action même de la charité ? La charité ne dépasse-t-elle pas l’ordre du visible ?
La charité ne se voit pas la plupart du temps. « Dieu est charité », nous dit l’évangile de Jean. En creusant un peu, nous constatons que la vraie charité est cachée, elle est enfouie dans le secret du cœur.
Tout d’abord dans le cœur de ceux que nous voyons en train de prier. S’ils n’avaient pas été interpellés, personne n’aurait jamais su ce qu’ils faisaient vraiment, ni pour qui ils priaient.
La charité se situe aussi dans le mendiant qui rend grâce à Dieu pour le bien qu’il reçoit ; il remercie pour la pièce, pour le bout de pain, quelque soit l’intention de celui qui la donne.
La charité se situe aussi dans celui qui se fait frapper ; pas une seule parole de haine, ou de vengeance, sinon une demande à l’aide.
La charité est aussi dans l’amoureux, qui n’a qu’une seule pensée, un seul objet : celle qu’il aime.

Le chapelet

La prière

La prière, ou plutôt l’exercice de la prière est souvent une répétition de paroles ou d’actes.
Le chapelet en est l’exemple ; toutes les messes se ressemblent à quelque chose près ; l’oraison, ou la prière silencieuse, est une répétition de moments de silence, de distractions, de pensées vers Dieu.
L’exercice de la prière peut sembler à première vue très répétitif. Alors, comment rendre ces temps non répétitif ? Il suffit de regarder nos trois protagonistes du film : le mendiant, l’agressé, et l’amoureux. Trois types de personnes qui ne se lassent jamais de répéter leur demande jusqu’à quelle soit satisfaite. Qui demande du pain ou de quoi se rassasier, qui appelle à l’aide, qui dit son amour.
Ces trois attitudes sont fondamentales dans la prière si on ne veut pas que cette dernière devienne lassante.

La morale de l’histoire

Elle est avant tout une morale du bonheur, s’opposant à des morales du devoir. C’est poussé par la grâce que nos trois compères agissent. Si leur intention de départ est de faire taire le mendiant, l’agressé et l’amoureux, au final, ils font l’expérience de la grâce en eux qui dépasse leur propre action. Ils sont eux-même surpris du bien reçu. Ils ont su se rendre disponibles, ou plutôt : Dieu a su purifier leur intention de départ, grâce à la prière.

Si vous qui êtes mauvais avez su donner de votre bien et de votre temps à ceux qui réclament sans se lasser, combien plus Dieu exaucera ceux qui le prient sans cesse."

Cette phrase de l’évangile me parait bien résumer ce court métrage.
Une parole d’espérance pour ceux qui vivent des béatitudes. Heureux en effet ceux qui se tournent vers Dieu, ceux qui ont soif de justice, de paix… Si Dieu ne semble pas répondre à leur demande, c’est pour, comme le dit l’écriture, éprouver leur foi.
Mais combien plus, le Seigneur sera alors leur bonheur éternel.

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Merci aux jeunes acteurs

Merci et bravo aux jeunes acteurs qui ont mis tout leur cœur à jouer leur rôle !!!

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