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Mission d’évangélisation à la gare Lyon-Perrache

Les 8, 9, et 10 décembre 2011 dans le diocèse de Lyon

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Écrire à l'auteur Père Éric 16 décembre 2011
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Père Éric nous livre les fioretti de ses quelques jours passés à Lyon les jeudis, vendredi et samedi 8-9-10 décembre derniers.
Il a été spécialement choisi de venir à la rencontre des voyageurs en la grande fête de l’Immaculée Conception, si bien célébrée dans cette antique cité et dans son diocèse.



Pour la deuxième année consécutive, nous nous sommes joints aux Missionnaires du 8.
Le matin, nous nous retrouvions à la Basilique de Fourvière pour un temps d’enseignement, une heure d’adoration et la messe. La matinée se concluait autour d’un repas à l’abri du pèlerin, ce qui était l’occasion d’échanger avec les autres missionnaires avant l’envoi en mission proprement dit.

Pour notre part, nous descendions jusqu’à la gare de Perrache avec des membres de la communauté de l’Epiphanie et de la Croix. Juste avant de nous lancer sur la place, un petit moment de prière était le bienvenu pour être vraiment disponibles entre les mains de Dieu et invoquer l’Esprit Saint pour les personnes qu’il met sur notre chemin.
C’est le moment ou jamais où il nous faut demander au Saint Esprit de nous inspirer l’attitude et les mots qui pourront rejoindre le coeur des gens. La rencontre dans la rue est si rapide que nous n’avons pas le temps d’essayer toutes les clés de notre trousseau ! A l’Esprit Saint de nous inspirer la bonne clé qui ouvre les coeurs à la grâce de Dieu !

Jeudi 8 décembre - « Deux fêtes en une » : La Fête des « Lumières » et la Solennité de l’Immaculée Conception

Au moment où nous installons le stand devant la gare Perrache s’approche un monsieur qui désire avoir différentes informations. Je commence à lui demander s’il connaît l’historique et les motifs de la fête des Lumières… Au bout de quelques minutes, il me révèle qu’il est prêtre. Ce prêtre libanais est grec-catholique. A ma proposition de venir évangéliser avec nous il répond positivement.
Nous passerons donc l’après-midi ensemble pour aborder les passants !

Notre effort était d’aller vers toutes les personnes sans tenir compte de leur « look ». Bien nous en a pris. De fait, cela nous réserve beaucoup de surprises : des personnes dont l’apparence aurait pu nous faire penser que cela ne les aurait pas intéressées se montraient au contraire très interpellées et disponibles pour le dialogue.
Inversement d’autres personnes ont manifesté un refus net alors que leur apparence ne le laissait pas pressentir.

Les évangélisateurs évangélisés :

Une dame aux cheveux orangés, se présente. C’est Catherine* qui a vécu dans la rue pendant 8 mois. Elle est actuellement hébergée dans un foyer. Elle est tout heureuse d’avoir pu aider un couple âgé à s’orienter dans la ville de Lyon. Ces personnes voulaient exprimer leur gratitude en lui donnant un peu d’argent mais elle a refusé car c’était une joie pour elle que d’aider des personnes qui lui avaient adressé un sourire.
Elle se propose de donner le sens spirituel de la fête des lumières dans son foyer d’hébergement où se retrouvent des personnes sans domicile. Chacun sera invité à allumer une lumière en l’honneur de Marie.

Lorsque nous présentions l’image de Marie, nous avons reçu beaucoup de sourires. Beaucoup de personnes nous disaient de la Vierge Marie : « elle est importante pour moi ». Nous avons ainsi rencontré bien des personnes heureuses de pouvoir se confier à Marie.
Par exemple Sandra et Cyntia ont accueilli avec joie l’image de Marie. Ces deux adolescentes étaient heureuses de pouvoir l’invoquer dans leurs difficultés scolaires.

Vendredi 9 décembre

Avec Armel (séminariste) l’après-midi puis avec Maÿlis (étudiante en orthophonie) en soirée, nous avons eu la grâce de vraiment fonctionner en binôme et non pas en nous affairant chacun de notre côté pour aborder les passants.
Une fois qu’une personne acceptait de s’arrêter nous étions alors tous deux à son écoute, intervenant l’un ou l’autre selon les circonstances, puis lorsque la personne nous avait quittés, nous prolongions cette rencontre par un instant de prière et un court échange avant d’aborder une nouvelle personne.

Manuel et Sophie passent avec une poussette où se trouve Romain leur enfant. Même s’ils ne sont pas des piliers d’Eglise, ils font partie de ceux qui « croivent » (sic). Pour eux la fête des lumières est d’abord la fête de Marie. Ils se sont adressés à Dieu de façon très instante lorsqu’ils désiraient un enfant. Les médecins ne leur avaient pas laissé d’espoir mais Romain est né et ils en sont reconnaissants à Dieu.
Leur grande question était sur la place de Dieu dans nos épreuves : faut-il dire qu’il nous envoie des épreuves ? Quel sens donner au mot « épreuve » ? …

Mauricette

Cette dame, veuve d’un gendarme depuis 20 ans, était heureuse de pouvoir parler. Sa solitude se manifeste notamment dans la sollicitude qu’elle exprime à son chien. A un certain moment, ce dernier, revêtu d’un petit manteau, est sur le point de se battre avec un autre chien qui passe à proximité. Sa plus grande crainte était que son chien fasse une crise cardiaque en s’énervant…

Cette personne a pourtant plusieurs enfants avec qui elle est en bons termes mais qui ont aussi leur vie. Elle a, semble-t-il, un peu de mal à entrer dans un groupe paroissial même si par ailleurs elle en a le désir. C’est pour nous l’occasion de lui adresser quelques encouragements à dépasser sa peur.
Par ailleurs, elle s’est recommandée à notre prière pour un scanner qu’elle doit passer prochainement.

Quelques CRS

Une patrouille de CRS était de passage. Certains ont pris très volontiers l’image de la Vierge Marie et ont accepté d’échanger un moment avec nous.

Samedi 10 décembre

Les gens étaient assez pressés. Les personnes les plus disponibles étaient celles qui attendaient quelqu’un à l’intersection où nous nous trouvions. La plupart du temps, elles acceptaient volontiers d’entrer en conversation.

Plus généralement, nous avons apprécié l’enseignement, l’adoration et la messe offerts aux missionnaires le matin à Fourvière.
Le repas de midi avec les autres missionnaires était aussi un bon moment d’échanges. Puis ce fut le moment de l’envoi en mission au allentours de la Basilique.

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié le petit moment de prière que nous avions ensemble dans le centre inter-religieux de Perrache juste avant d’évangéliser sur la place. C’est alors que nous avons besoin de nous recentrer sur la mission à laquelle nous allons être envoyés. C’est le moment ou jamais où il nous faut demander au Saint Esprit de nous inspirer la bonne clé pour qu’il puisse rejoindre le coeur des gens.
La rencontre dans la rue est si rapide que nous n’avons pas le temps d’essayer toutes les clés de notre trousseau !

* Par discrétion, j’ai changé les prénoms des personnes rencontrées.

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1 réaction


19 décembre 2011 13:11, par motte

cher père merci de m’avoir invité à votre mission d’évangélisation à compiègne.je me retrouve tout à fait dans ce que vous dites de votre mission à lyon perrache qu’ajouter ? peut etre qu’on n’évangélise finalement que soit même ! après vous avoir quitté à compiègne, je suis passé à la créche qui semblait bien vide avec personne pour acceuillir les passants pourtant etre à coté c’est un moyen d’accroche facile :« ne passons pas à coté des choses simples », comme dit la publicité herta dans le meme genre, choisir des dates qui font signe pour évangéliser : la toussaint, st nicolas, noel, paques, la pentecote : cela permet d’accoster les gens en leur disant : « connaissez vous la bonne nouvelle ? » louis

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