Serviteurs de Jésus et de Marie

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Nous montrerons la bonté miséricordieuse de la Très Sainte Vierge 

Par le père Stéphane-Marie, SJM

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« Nous montrerons la bonté miséricordieuse de la Très Sainte Vierge »
Derrière une advocation qui appartient plus au style du XIX° qu’à la spiritualité du XXI°, la réalité du cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs renvoie à une réalité très profonde de notre foi : témoigner de la miséricorde.
Le père Stéphane nous donne d’y rentrer plus à fond grâce aux écrits du père Lamy.



« NOUS MONTRERONS LA BONTÉ MISÉRICORDIEUSE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE. »

Telle est l’expression du P. Lamy pour exprimer le sens de sa mission et celle de ceux qui vivront de la grâce qu’il a reçue, notamment ses religieux.
La place sans cesse croissante que prend la Vierge Marie dans sa vie oriente sa perception du ciel dans la dimension du cœur. Dans sa correspondance, il est instructif de voir les formules de politesse qu’il utilise quand il signe ses lettres. Avec ses parents à l’époque du service militaire il signe : « Tout à vous dans les saints Cœurs de Jésus et de Marie, votre fils très dévoué », cœurs auxquels il ajoute quelquefois « Joseph ». A la même période avec son ami Abel Couturier, qui deviendra par la suite père blanc la formule est commune : « votre ami dans les saints Cœurs de Jésus et de Marie ».
La dimension du cœur est synonyme de paix et de confiance comme l’exprime le développement de la formule dans une lettre :

Ayez confiance dans les Cœurs de Jésus et de Marie car c’est là que vous trouverez le repos de votre âme…"


Même si la place du Cœur de Marie aura une grande importance dans la vision de Gray, il ne signera plus de cette façon une fois devenu pasteur. Il privilégiera le message central et bouleversant dans son parcours intérieur : la maternelle protection de la Vierge qui se fait l’avocate de sa vie. Il signera alors : « Que la Très Sainte Vierge vous garde sous sa maternelle protection, bien affectueusement en Notre Seigneur ».
Quand les lettres sont un peu plus formelles il écrit : « Je vous bénis bien affectueusement en Notre Seigneur Jésus-Christ ».
Le mot cœur a disparu mais il y exprime l’enseignement qu’il en reçoit : la maternelle protection et la bénédiction. Toutefois la spiritualité du cœur n’a pas disparu ; en témoigne cette expression originale employée à l’intention de l’abbé Alterman en 1929 : « J’espère vous revoir à Paris, en attendant le moment de vous »cordialiser« sur le Cœur du Sauveur, je vous bénis de toute ma pauvre âme ». Ainsi tout le projet du P. Lamy est de faire entrer ceux qu’il côtoie dans la miséricordieuse bonté du Dieu vivant.

La prière du chapelet comme porte de la miséricorde pour le monde

Celui pour qui le chapelet est devenu une humble prière perpétuelle et vivante y trouve l’accès à la miséricorde. Quand je prie le chapelet, « j’ouvre le livre de la miséricorde ».
Cette miséricorde est matérialisée dans ce chapelet en forme de cœur qu’il voit sur la poitrine de la Vierge. « Dans cette image, pourquoi ce Cœur ? Ce Cœur formé par les grains d’un chapelet posé sur sa poitrine ? Je vais vous le dire : j’ouvre un peu le livre de sa miséricorde. Elle attire son attention, et le prêtre voit se placer sur sa poitrine une dizaine, une seconde dizaine, une troisième, une quatrième, une cinquième, et cela formait un cœur, et, au bas de ce cœur — comme une leçon qu’Elle donnait au prêtre — il sortait une flamme rouge : c’était la charité, une flamme verte : c’était l’espérance. C’est comme si Elle respirait (sic). La flamme montait et s’éteignait, montait et s’éteignait. Il comprit que la prière en union avec la très sainte Vierge, dans la contemplation des mystères du Rosaire, avait un grand pouvoir sur le cœur de Dieu. “Je n’ai qu’à demander, dit-Elle. J’entends la prière humble et confiante des petits”. » (Manuscrits du Comte Biver CB 773-774).

La prière continuelle du rosaire ne le fatigue pas, ne devient pas une méditation qui s’épuise à force de répétition, c’est une prière qui atteint son cœur.

  • « Plus je récite de rosaires à la suite, plus je vois distinctement les mystères. Mon âme se fixe dans la scène. Je m’en rapproche de plus en plus et je finis par n’être plus séparé des personnages qui sont en jeu. Je ne comprends pas toujours les mystères comme ils sont représentés dans les tableaux. »
  • « Comment, alors, les comprenez-vous, mon Père ? »
  • « Plus intimement. »
  • « Mais pourtant, avec un décor ? »
  • « Non, il n’a pas pas de décor ». (MCB 524).

Il passe de l’acte de prière à l’entrée dans une présence : « Je la sentais présente pendant la récitation du chapelet ». Cette présence devient peu à peu union constante. Car la protection maternelle de Marie se traduit par une présence à ses côtés. Présence où il peut puiser les grâces, le regard qui appelle à la vie. Cette présence dans sa vie ne le referme pas sur lui-même et la joie qu’il en éprouve, mais elle l’engage aussitôt à y faire participer le plus grand nombre. Ainsi, il invite à vivre sous le regard de la Vierge. Elle connaît nos misères, les parcours de nos vies avec leurs moments difficiles et cruciaux et vient y ouvrir des chemins de vie. Toute notre prière est alors de chercher à croiser ce regard miséricordieux de la Vierge et ensuite de laisser se transformer nos vies à cette mesure.
C’est la Vierge elle-même qui est à la recherche des pécheurs, à l’image de l’Éternel qui dans la Genèse est à la recherche d’Adam. « Que votre âme cherche au Ciel son regard très miséricordieux. Elle dit : “Je vais de ci, de là, je visite les maisons, je visite les monastères, les âmes religieuses, les âmes sacerdotales, les âmes chrétiennes”. Vivez donc sous le regard d’une Mère. Quand vos enfants sont à vos pieds, dans vos bras, vos enfants sont protégés. Qu’est-ce que votre protection à côté de celle de la Mère de Dieu, qui est aussi la vôtre ? »(MCB 774).
« Laissez votre cœur être visité par la Vierge » aime-t-il à répéter.

Marie, Refuge et force

Si cette prière du cœur chez le P. Lamy est un refuge, elle est surtout une force qui vient le changer et le rend apte à affronter la vie et ses plus grands défis. Dans ses textes et prédications, le P. Lamy insiste continuellement sur la volonté qui doit être énergique, forte, combattante. On a vite fait de réduire ses conseils à un moralisme insistant, un certain volontarisme. Ce serait, je pense, un grave contre sens. Certes la psychologie du P. Lamy est marquée par la paresse dans son enfance et le découragement comme il l’affirme lui-même. Mais il va puiser, après s’être laissé consoler et rassurer, une force nouvelle dans ce simple regard vers Marie. « Étudiez la vie de la très Sainte Vierge, mes Frères. Vous La trouverez partout très énergique. » (MCB 1299).
Ce qui était impossible pour lui devient possible par l’action de l’Esprit Saint, cet Esprit Saint qui fortifia les apôtres après la pentecôte les faisant passer de la peur à une certitude et une force indéfectible, marque de toute expérience chrétienne dans le Nouveau Testament. « Vito autom, iam non ego : vivit vero in me Christus. Ce que je vous donne n’est plus de Paul, c’est du Christ. Nous aussi, nous devons dire au sortir du pèlerinage (à Notre-Dame des bois) :  »J’ai puisé à la source du Cœur Immaculé de Marie une résolution forte. Non la résolution d’une feuille de papier qui vole au premier vent, fait le tour de la chambre et reste dans un coin." (MCB 1297)
Ce qui est vrai de toute la vie de la Vierge dans la contemplation du P. Lamy se trouve comme résumé et concentré dans le mystère de la compassion, le Stabat Mater de Marie au pied de la croix. « Jésus portait Sa croix, et derrière Jésus et Sa croix marchait Marie. Le cœur transpercé, Elle marchait. Elle est mère. Maternité incomparable ! Jésus est en croix, et on La peint d’un seul mot : Stabat Mater. Elle est debout ! C’est la femme forte ! Nous sommes si faibles, nous sommes si tièdes ! Demandons d’être plus chrétiens aujourd’hui qu’hier, et demain davantage ; et encore plus après-demain. »(MCB 1298).

Ainsi, si le P. Lamy insiste tant sur la volonté, ce n’est pas tant en vertu de la force d’une âme bien née que par l’accès à la miséricorde et à la contemplation que lui donne la Vierge. Il aime à l’invoquer sous le nom de Vierge Puissante car pour lui Sa volonté va de pair avec Sa puissance (MCB 1297). Volonté de donner sans cesse et en abondance la miséricorde, volonté qu’elle a déployé dans sa vie au rythme de l’Esprit.

La Force dans ma faiblesse

Par ce regard miséricordieux de la Vierge, le P. Lamy va entrer au cœur de l’expérience chrétienne. Il n’a plus à se grandir, à devenir autre par l’accomplissement de grandes choses. Mais il va se laisser transformer en partant de ce qu’il est. Il trouve la clé de sa vie spirituelle dans l’humilité de la Vierge. Nous nous souvenons tous de cette phrase de François de Sales qui est au cœur de notre spiritualité :

L’amour de Dieu sera la trame de leur existence".


Cette réalité devient possible pour lui par le regard sur la Vierge. En effet, pour lui, c’est l’humilité qui est la base de la vie de la Vierge. « Cette céleste vertu, qui a été la trame de la vie de la très Sainte Vierge, lorsqu’elle disait au saint archange Gabriel : »Je suis la Servante du Seigneur« , doit nous être chère à pratiquer. Elle est comme une lumière qui éclaire l’âme, lui fait sentir son néant et l’aide à combattre toutes les pensées de vanité [de] notre pauvre cœur. Elle nous met à la dernière place, la nôtre, et nous aide à y rester comme le poisson dans l’eau. Elle nous arme contre Lucifer, cet esprit d’orgueil » (Écrits Spirituels 69).
Ses échecs répétés, ses misères et même ses fautes ne sont plus des obstacles mais des prédicateurs d’humilité. (cf. ES 67.69)
La tâche est tellement immense pour celui qui ne se sent qu’un pauvre homme, pétri d’humanité et de faiblesses et dont pourtant la profession est d’apporter la Bonne Nouvelle au monde. Celui-ci, dans son orgueil de vouloir s’affranchir de l’Éternel et de son Messie pour se faire lui-même garantie d’éternel et de toute puissance sans Dieu, se laisse si difficilement toucher. Alors son travail est de se laisser transformer en se laissant regarder par Dieu, comme la Vierge sur qui le Seigneur s’est penché, et à regarder la bassesse et l’humiliation pour faire des merveilles. Son néant n’est plus une barrière posée entre elle et Dieu, entre lui et Dieu, mais il devient un chemin d’accès. « On n’entre au ciel que par la porte du néant ». A la suite du Sauveur il apprend à avoir un cœur doux et humble.
« La patience et la mansuétude, au milieu des contradictions et des reproches injustes, est la marque d’une grande humilité »(ES 73).

Le Père Lamy n’a plus à se battre avec sa réalité mais il l’accueille et se laisse transformer par la grâce et l’énergie de l’amour du Christ. Il n’a plus à se construire un personnage et des barrières pour se protéger du monde. Il se regarde, il regarde le monde tel qu’il est. Sa prédication n’est plus seulement des discours sur Dieu mais communication d’une expérience vécue, d’un cœur renouvelé qui accueille l’action de Dieu.
Il puise dans le Cœur de Dieu et de la Vierge pour répandre en abondance leurs grâces. Son cœur devient source de grâce pour le prochain vers qui il est envoyé.
« Je donne toujours, je donne en abondance, je donne autant qu’à Paul et aux apôtres » entend-t-il dire la Très Sainte Vierge.


MESSE DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE REFUGE DES PÉCHEURS

  • Antienne d’ouverture

Marie a enfanté le Christ, qui nous sauve de nos péchés : approchons par elle des sources du pardon.

  • Oraison

Seigneur, toi qui aimes les hommes, viens au secours de notre faiblesse, quand nous célébrons la Sainte Vierge Marie Refuge des pécheurs : Fais que par son intercession, nous soyons guéris de toutes nos fautes. Par Jésus Christ.

  • LITURGIE DE LA PAROLE

Jésus est né de la Vierge Marie pour « sauver son peuple de ses péchés. En lui, le nouvel Adam, tous deviendront justes ».

  • Première lecture, Lecture du livre de la Sagesse 11, 23 - 12, 2

Seigneur, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; car tu n’aurais pas créé un être en ayant de la haine envers lui. Et comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment aurait-il conservé l’existence, si tu ne l’y avais pas appelé ? Mais tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes la vie, toi dont le souffle impérissable anime tous les êtres.

Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal, et qu’ils puissent croire en toi, Seigneur.

  • Cantique 1 Samuel 2

R/ Dieu est la joie de mon cœur. mon cœur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ; ma bouche se rit de mes rivaux ; oui, j’exulte en ton salut.

L’arc des forts se brise, mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ; les repus s’embauchent pour du pain, les affamés n’ont plus à travailler.

Le Seigneur fait mourir et fait vivre, il fait descendre aux enfers et en ramène. Le Seigneur appauvrit et enrichit, il abaisse, mais aussi il relève.

De la poussière, il retire le faible, et du fumier, il relève le pauvre pour l’asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire.

  • Deuxième lecture Lecture de la lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (5, 12.17-19)

Frères, par un seul homme, Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort, et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché. A cause d’un seul homme, par la faute du seul Adam, la mort a régné ; mais combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en plénitude le don de la grâce qui les rend justes. De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu’un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu’un seul homme a obéi.

  • Évangile

Acclamation
Heureuse la Vierge Marie, attentive à garder la parole de Dieu pour la méditer dans son cœur ! Alléluia.

Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 1-25
Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ, Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas le dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet lorsque l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est à dire : ‘le Seigneur sauve’), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela arriva pour que s’accomplit la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : ‘Dieu avec nous’.

  • LITURGIE EUCHARISTIQUE
  • Prière sur les offrandes

Exauce notre prière, Seigneur : Permets qu’au jour où nous célébrons Marie Refuge des pécheurs, ce sacrifice nous apporte le salut, puisque, dans cette immolation, tu as voulu que soient remis les péchés du monde entier. Par Jésus.

  • Préface de L’Immaculée Conception

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout puissant. Car tu as préservé la Vierge Marie de toutes les séquelles du premier péché, et tu l’as comblée de grâce pour préparer à ton fils une mère vraiment digne de lui ; en elle, tu préfigurais l’Église, la fiancée sans ride, sans tache, resplendissante de beauté.

Cette vierge pure devait nous donner le Sauveur, l’Agneau immaculé qui enlève nos fautes. Choisie entre toutes les femmes, elle intervient en faveur de ton peuple et demeure pour lui l’idéal de la sainteté.

C’est pourquoi, avec les anges du ciel, plein de joie nous chantons : Saint !…

  • Antienne de la communion

Jésus, le fils de Marie, est l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

  • Prière après la communion

Nous t’en prions, Seigneur notre Dieu, toi qui nous as nourris à la table de ton Fils pour affermir notre relèvement : Par cette communion fais de nous des vivants maintenant et pour l’éternité. Par Jésus.

************

Prière à Marie Refuge des pécheurs par le P. André Stoecklin, sjm.

Très Sainte Vierge Marie, devant votre image, notre cœur recourt à vous sans crainte, notre âme médite votre enseignement, vos mains ouvertes, vos bras étendus sont source de grâces pour les hommes.

Votre cœur est animé de flammes vives de l’Amour et de la Sainte Espérance, le chapelet que vous nous montrez, nous rappelle la valeur de la prière et la nécessité de l’esprit de foi. Votre couronne est un diadème de simplicité et de candeur.

Donnez-nous, ô Mère admirable, les vertus qui sont les vôtres, maintenez-nous dans la prière. Faites-nous aimer cette prière simple du chapelet. Ranimez en nous l’espérance dans les mérites de votre Fils Jésus et, dans votre toute-puissance suppliante, obtenez-nous d’être simple dans les voies de Dieu, surtout faites brûler nos cœurs d’une double charité, pour Dieu et nos frères.

Obtenez-nous, Mère du Sauveur, de comprendre, d’approfondir, de méditer les enseignements dont le Père Lamy fut l’instrument et le canal.

Notre Dame, notre Mère, bénissez la congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie. Amenez-lui des vocations saintes, soyez pour tous la Mère de la grâce. Amen."


NOTRE DAME DES BOIS, origine du pèlerinage

Le Père Lamy reçut en 1909, de la Sainte Vierge, la mission de fonder une congrégation religieuse (la nôtre) et, également, un pèlerinage : celui de Notre-Dame des Bois en Haute-Marne.
En voici le récit tel qu’il apparaît dans le livre « Apôtre et Mystique » que le comte Paul Biver a consacré au Père Lamy.

L’intuition de départ

Le Père Lamy allait en pèlerinage à Notre Dame de Gray tous les ans, au mois de septembre.
Le 9 septembre 1909, il était là comme chaque année. Pendant qu’il célébrait la messe, la Sainte Vierge lui apparut. Elle lui annonça la guerre de 1914, lui dit qu’elle désirait une congrégation nouvelle (les Serviteurs de Jésus et de Marie) et lui demanda de fonder le pèlerinage de Notre-Dame des Bois. C’est pourquoi le père Lamy aimait dire que c’est la Sainte Vierge qui a fondé ce pèlerinage.

Le Père Lamy devant la maison des bois Pour le pèlerinage, la Sainte Vierge lui montra le bois et la maison où elle voulait établir le pèlerinage. Le Père Lamy reconnut tout de suite l’endroit où il allait souvent dans sa jeunesse et aussi la maison. C’était une masure, un ancien relais de chasse, servant encore d’abris aux bûcherons. Le père Lamy aurait préféré que ce soit plus près du Pailly sur la montagne, mais « c’était le choix de la Mère de Dieu ».

Puis la Sainte Vierge lui montra une statue, qui n’était pas bien jolie. Le père Lamy ne parvenait pas à croire qu’elle en ait choisi une pareille. D’ailleurs, dit-il, la Sainte Vierge elle-même trouve souvent que ses statues ne sont pas belles, mais cela ne l’empêche pas de les aimer comme des signes de l’affection qu’on a pour elle, et de s’en servir comme canal pour ses grâces.
Le bois, la maison, la statue, le père Lamy les avait vus, mais il ne les avait pas encore. Ce n’est qu’en avril 1914 que le Père Lamy pût enfin porter la statue, trouvée et acquise à Paris, jusqu’à la maison au milieu des bois qu’il était parvenu à acheter grâce à l’aide de la Providence.
« Une dame m’a donné bien 1500 francs, d’autres des sommes plus petites, 10 F, des pièces de 5 F, enfin ça s’est arrangé : j’ai tout payé et je n’ai rien dépensé. »

A Notre-Dame des Bois, la Sainte Vierge demande qu’il y ait de la pureté, du silence, et de la prière. « Elle désire des âmes vierges, qui viennent lui demander la pureté ».
Elle a dit au père Lamy :

Je deviendrai le réconfort des âmes."


Elle est le refuge des pécheurs, la consolatrice des affligés, le secours des chrétiens. Elle veut y distribuer des grâces spirituelles et temporelles.

Et aujourd’hui ?

Notre Dame des Bois Notre-Dame des Bois est un pèlerinage local et c’est aussi un pèlerinage national. C’est un pèlerinage diocésain, parce que la Sainte Vierge avait voulu être honorée dans cette région (diocèse de Langres) : « Ils n’ont rien dans ces contrées : je deviendrai la protectrice de ces contrées. »
Ce pèlerinage a lieu le dimanche le plus proche de la fête de la Nativité de la Vierge (8 septembre).

Des guérisons ont été attribuées à Notre Dame des Bois, dont certaines sont rapportées dans « Apôtre et mystique ». Le père Lamy disait qu’il y avait deux sortes de guérisons, celles du corps et celles du cœur ou de l’âme, c’est-à-dire les conversions, et que ces dernières sont bien plus importantes et souvent plus utiles. La Sainte Vierge donne beaucoup. Il n’y a peut-être pas d’endroit au monde, dit le père Lamy, où elle donne avec tant d’abondance les grâces surnaturelles. Jamais on ne revient de Notre-Dame sans grâces nouvelles.

Depuis 10 ans environ, l’association des Amis du Pèlerin accueille, à la ferme de la Grosse Sauve, les pèlerins désireux de vivre un temps spirituel. Tous les lundis à 15h, des personnes de tous les diocèses environnants se retrouvent pour la messe, le chapelet et un temps d’adoration et de confessions. Les Serviteurs de Jésus et de Marie y participent de temps à autres.
Il arrive également que l’un ou l’autre frère y prenne un temps de récollection ou de « désert ».

Enfin, tous les ans, à la Pentecôte, les Serviteurs de Jésus et de Marie se rendent en pèlerinage à Notre-Dame des Bois.
Ils invitent tous ceux qui le souhaitent à les accompagner !

La Vierge des Bois donnera, fera beaucoup : à ses pieds on trouvera consolation." P. Lamy

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