Serviteurs de Jésus et de Marie

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Solennité de la Sainte Trinité

Homélie de la Solennité de la Sainte Trinité - Année B

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Écouter l’homélie :




Chers frères et sœurs, nous fêtons donc aujourd’hui la Sainte Trinité. Cette fête vient couronner le cycle principal de l’année liturgique : de Pâques à la Pentecôte. Si Jésus a prêché, a souffert, est mort et est ressuscité, c’est justement pour nous faire connaître le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. On pourrait dire que la Pâque est la fête principale des chrétiens, mais cette fête de la Trinité pourrait être la plus importante, parce qu’elle célèbre le mystère même de Dieu, révélé par Jésus-Christ.

Pour notre méditation d’aujourd’hui, je vous propose simplement la question : « Qui est Dieu ? ». On se pose d’innombrables questions dans la vie, mais celle qui importe vraiment, c’est « qui est Dieu », autrement dit : d’où je viens et où je vais .

Nous allons alors tenter de répondre à vue humaine, puis nous utiliserons ce que nous savons par la révélation divine, et enfin, ce que cela change dans notre vie.

Qui est Dieu, à vue humaine ?

Nous pouvons réfléchir à un certain notre d’expériences que nous faisons tous : prenons par exemple le cas d’un accident. Lors d’un événement grave, où nous, ou quelqu’un de proche frôle la mort, on se dit alors que « l’on est peu de chose ». Cette phrase est redite dans les enterrements. Tout passe. Au contraire, Dieu est Celui qui ne passe pas. C’est Celui qui se maintient, Celui qui est.

Une autre expérience que nous faisons tous, c’est d’observer un beau paysage. Regardons par exemple la lumière dans cette chapelle. Rien que de voir tourner la lumière dans ce bâtiment, c’est extraordinaire. Dieu est le Créateur, la Source de toute la Beauté.

Lors d’un événement heureux, un mariage, une rencontre, une amitié, nous avons parfois l’impression d’être guidé dans ces choses-là. Dieu est précisément Celui qui nous guide. Il est la Providence.

Quand nous réfléchissons, quand nous pensons, nous cherchons toujours « la cause ». Des philosophes ont tenté de nous dire que ce n’était pas une vraie question. Malgré tout, lorsqu’il arrive une catastrophe, un meurtre, on se demande tout de suite : mais pourquoi cela est-il arrivé ?. Ainsi, Dieu est la Cause de tout, Il est Juge de tout. On voit bien qu’il y a des choses sur cette Terre que nous ne comprendrons jamais. Regardons alors Dieu comme notre juge suprême.

Dieu est hors de notre perception, Il est Le Tout-Autre. Il est entièrement différent de tout l’Univers matériel, Il le transcende, Il est hors du temps, Il est « au-dessus » même du temps. Il et au-delà de tout ce que je peux imaginer.

« Il est Celui qui est », disaient le philosophes.

Voilà ce que l’on peut dire à vue humaine, même si l’on n’a pas la Foi. Pour se représenter Dieu, alors : Il est Celui qui subsiste, Il est la source de l’ordre de la Création que nous voyons, Il est provident, Il est la Cause et le Juge de toute chose.
Penchons-nous maintenant sur ce qu’enseigne l’Eglise.

Ce que Dieu nous révèle de Lui

Notre Foi ne se base pas sur l’intelligence qui se pose des questions mais, sur l’initiative de Dieu qui vient à notre rencontre, qui vient se donner à connaître. Cela suppose cependant que notre intelligence soit capable de Le recevoir, même si elle sera toujours en-deçà du mystère de Dieu. Ce Mystère est à la fois à comprendre, mais jamais tout à fait à notre portée. A la fois, c’est une vérité sûre : Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit, mais, nous n’aurons jamais de toute l’Eternité pour la saisir. J’espère qu’à la fin de cette homélie, vous aurez compris quelque chose, mais tout en gardant à l’esprit que nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Voici ce que Dieu a révélé, ce que Jésus lui-même est venu nous enseigner.

Si Dieu prend la peine de se révéler, c’est que c’est de la plus haute importance. Si Dieu, qui est l’Etre le plus intelligent, qui est la Cause de tout, le Créateur, prend la peine de se dire, de se faire connaître, la moindre des choses est donc d’essayer de comprendre ce qu’Il veut nous dire.
Il existe alors de multiples professions de Foi qui ont été données au cours des âges de l’Eglise. Reprenons un passage de celle que Paul VI a donnée un peu après le Concile Vatican II :

« Nous croyons au Père qui engendre éternellement le Fils,
Au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré,
Au Saint-Esprit, Personne incréée, qui procède et du Père et du Fils,
comme éternel amour. »

Ainsi, quand les trois personnes divines, également éternellement et semblablement égales, surabondent et se consomment dans la sur excellence et la gloire propre à l’Etre incréé, la Vie, et la Béatitude de Dieu, et parfaitement ‘‘uns’’. Toujours on doit vénérer l’unité dans la Trinité, et l’unité dans la Trinité
Profession de Foi, Paul VI

A la fois, Dieu est parfaitement un - Il est l’Etre subsistant, Il est le Créateur – et à la fois parfaitement trois : Il et Père, Fils et Saint-Esprit.

SI l’Eglise prend la peine de définir sa foi par des formules, par des credo, c’est qu’Elle l’a défendue becs et ongles, parfois même aux prix de la vie de ceux qui ont confessé cette Foi. Elle définit sa foi pour rendre compte et pour sauvegarder le message de Jésus. Ce ne sont pas des élucubrations intellectuelles, mai s l’affirmation de ce que Jésus est venu nous enseigner.

Approfondissons et lisons les écritures dans l’intelligence que nous donne ces professions de foi.

Qu’est-ce que cela change dans notre vie ?

Cela change tout ! nous venons d’un amour, celui du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, et nous allons vers un amour. Nous sommes appelés à partager cet amour du Fils, du Père et de l’Esprit-Saint.

La relation que nous avons avec Dieu n’est pas une relation de crainte, car cette révélation fait de nous des fils. Nous n’avons pas un esprit d’esclave comme dit Saint Paul, mais nous nous adressons à Dieu dans la confiance des enfants de Dieu.

Cela change aussi notre vie, car nous sommes image de Dieu, par notre intelligence et notre volonté, mais surtout par notre capacité de communion. Cette vérité sur Dieu éclaire aussi la vérité sur l’homme. Je vais me trouver moi-même dans le don de moi-même. Je vais ainsi être appelé à être missionnaire. Si je goûte vraiment cette vérité sur Dieu, celle qu’Il nous révèle, qui nous est transmise par l’Eglise, je vais avoir le désir de faire connaître ce mystère.

Communiquer cette vérité qui est en Dieu, pour que la joie s’étende au Monde entier »
St Jean

Aujourd’hui, demandons à Marie, qui est notre mère, de contempler ce mystère. Il est dit dans l’Evangile à plusieurs reprises qu’Elle contemple ses événements et essaye de les comprendre de l’intérieur. Apprenons d’elle ce regard contemplatif pour, comme Elle, distinguer le mystère de Dieu dans notre vie et ajuster nos actions à cette Foi, Elle qui porte le Christ, qui transmet le Christ. Demandons à son exemple d’être nous-mêmes des contemplatifs qui annoncent le mystère du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Amen

Références des lectures du jour :

  • Livre du Deutéronome 4,32-34.39-40.
  • Psaume 33(32),4-5.6.9.18-19.20.22.
  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,14-17.
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,16-20

Au temps de Pâques, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.

Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés.
Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

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