Serviteurs de Jésus et de Marie

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Solennité de la Nativité du Seigneur (messe du jour) - Lire l’homélie du Père Stéphane

25 décembre 2009

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27 décembre 2009
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  • Livre d’Isaïe 52,7-10.
  • Psaume 98,1.2-3.4.5-6.
  • Lettre aux Hébreux 1,1-6.
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,1-18.

    Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
    Il était au commencement auprès de Dieu.
    Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
    En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
    Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
    Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
    Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
    Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
    Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu.
    Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.
    Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
    Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
    Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
    Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j’ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. »
    Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
    Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître."

Homélie du Père Stéphane

Qui est ton Roi, celui ou ce qui te gouverne ?
Qui est ton vrai berger, celui ou ce qui te conduit dans les chemins de la vie ?
Qui sont tes mages, l’étoile ou les lumières qui t’ illuminent dans tous tes faits et gestes du quotidien ?
Telle est la question qui nous est posée ce matin.
Qu’avons nous vu cette nuit ? Que sommes nous allés voir ?

Avec Marie, comme il est dit dans l’Évangile, nous gardons tous ces événements dans le cœur pour en saisir le mystère que nous révèlent les textes de ce matin..
Pourquoi nous sommes-nous réjouis ? Pourquoi avons-nous fait la fête ? Nous n’avons pas fêté simplement un anniversaire. Nous avons été invités à nous laisser bousculer.

Ils sont nombreux ceux qui n’ont rien vu, ni à Jérusalem la cité lumière, ni à Bethléem la cité besogneuse… Les invités à ce festin de vie et d’amour, les seuls qui ont perçu cette joie qui vient d’ailleurs et porte un goût de vie éternelle plantée au cœur de leur humble réalité sont ceux pour qui il n’y avait pas de place dans ce monde…pour ceux qui sont rejetés, ou ceux qui souffrent de la partie d’eux mêmes qui est dans le rejet, l’isolement ou la pauvreté. … Ces invités, on les retrouve tout au long de l’Évangile, de la crèche au crucifiement, en passant par ceux que Jésus touche, les invités qui finalement entrent dans la salle des noces, ceux qui trainaient là et se trainaient dans la vie.

Il est l’Intime, cette présence de l’Intime qui jaillit au cœur de notre cœur sur l’invitation des messagers et de leurs chants, quelque soit l’apparence de ces anges qui agissent dans nos vies à travers les vraies rencontres humaines.

Il est l’Intime de Dieu, le cœur de Dieu, le Verbe, celui qui étant « tout Dieu », communique « tout Dieu ». Il n’est point besoin d’inventer un autre monde pour le percevoir, un nouveau paradis à construire pour qu’il se manifeste et que nous voyons sa gloire ? Il vient au cœur de notre réalité humaine dans ce qu’elle a de plus humble et de plus vulnérable, alliage de splendeur, et de ténèbres aussi qui nous entourent et semblent parfois nous submerger au point de nous constituer.

Mais il est notre Créateur, il est lumière et vie pour tout homme qui vient en ce monde. Il est l’Intimité de l’Être, de tout être, il est la volonté du Père qui nous appelle à l’existence dans l’amour et sa plénitude. C’est cela qui nous constitue, c’est cela la bonne nouvelle de l’Évangile qui nous transfigure au jour le jour, dans l’instant présent.

Le texte de Jean relate notre difficulté à l’accueillir. Notre rejet de la vie, de l’amour de la lumière quand nous voulons nous en saisir, le réduire à nos cadres, à nos désirs et imaginations transposés en absolu. Nous ne pouvons nous en saisir, mais il se laisse accueillir dans la simplicité et l’émerveillement comme fut celui des bergers que nous content les magnifiques récits populaires et toutes les pastorales…

Il est le Verbe fait chair. Il habite parmi nous, il nous fait voir la gloire, celle de Dieu ! Ce n’est pas le lot des héros parmi nous mais de ceux qui savent se recevoir eux-mêmes et les uns les autres, comme un don du Père, au cœur même de nos corps et visages si souvent défigurés par les pauvretés de toutes sortent.
Et voilà qu’alors il nous fait être enfants de Dieu. Porteurs comme lui de l’Intime, de la gloire du Père qui donne vie et plénitude d’amour pour tous ceux dont nous saurons nous faire proches, porteurs de sa grâce et de sa vérité sur l’homme.

Telle est notre vocation chrétienne, tel est le pas décisif où nous avons à abandonner les révélations fragmentaires sur l’homme pour embrasser la plénitude de la présence de Dieu.

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