Chaque année les frères sont sollicités pour des semaines d’évangélisation dans des collèges ou des paroisses
En 2008, c’est une paroisse rurale de Haute Saône qui les a accueilli
Les joies du porte à porte
Du 26 janvier au 10 février les frères d’Alsace sont presque tous impliqués dans deux semaines d’évangélisation au sein d’une paroisse près de Besançon.
Le Père Bergier, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Marnay (Haute Saône), connaît les frères depuis longtemps et avait désiré les inviter pour prêcher un temps d’évangélisation.
La particularité de cette paroisse composée de 20 clochers est d’être essentiellement rurale. Avec moins de 10 000 habitants, la paroisse s’étend sur un secteur très vaste et certains villages n’ont guère plus de 100 habitants.
Les frères expérimentent un peu la vie d’un curé de campagne qui passe sa vie dans sa voiture courant de village en village.
Cette mission mobilise presque toute la communauté d’Ottmarsheim : P. Christian, P. Hubert-Marie, P. Etienne, Fr. Raphaël, Fr. Christophe, Fr. Jean-Pierre y sont en permanence.
P. Pierre-Marie et Bernard sont venus donner un coup de main ponctuellement.
Les frères d’Ourscamp sont aussi présents avec Fr. Diego et P. Samuel et Fr. Charles en alternance. C’est donc une équipe de choc qui est sur place et se répartit entre les différents villages selon les besoins.
Chacun loge dans une maison différente ce qui est aussi une occasion de partager en profondeur avec nos hôtes.
Si beaucoup d’habitants sont originaires du coin, certains sont venus s’installer ici plus récemment car nous sommes à 12 kilomètres de Besançon où ils travaillent. Durant la journée la plupart sont au travail et le porte à porte des frères est rendu difficile.
Dans les villes ce sont les interphones qui font obstacle.
Nous avons gardé cette tradition du porte à porte, deux par deux, plus attribuée aux témoins de Jéhovah qu’aux catholiques. C’est bien dommage car c’est l’occasion de rencontres... quand la porte s’ouvre.
Les gens sont bienveillants mais nous rencontrons l’indifférence et la sécularisation souvent bien installées. Pourquoi Dieu ? Pourquoi prier ? Pourquoi le mal ?
Prière et enseignements
La prière est au cœur de ce temps d’évangélisation. Nous donnons un témoignage avant tout d’une communauté priante grâce au chant de l’office (laudes et vêpres) dans l’église paroissiale en présence du curé et des fidèles qui le souhaitent.
Il y a aussi des temps forts comme la visite des malades, des personnes âgées, la rencontre avec les enfants du caté, le groupe du Rosaire qui a bénéficié d’une prédication enflammée et pleine d’emphase de P. Etienne.
Une soirée a été consacrée à méditer sur la question de la souffrance à la lumière de l’encyclique de Benoît XVI sur l’espérance.
Le week-end est un temps privilégié pour rencontre les familles. Pour la messe des familles l’église était pleine à craquer et les frères ont particulièrement soigné la liturgie ouvrant les cœurs de beaucoup à la dimension du sacré. Elle a été suivie d’un pique-nique et d’un enseignement pour les adultes sur la réconciliation dans la famille et pour les enfants d’ateliers selon les tranches d’âge.
Nous avons eu la joie de voir des familles qui n’étaient pas venues à l’Eglise depuis des années et qui, grâce à la visite et l’amitié d’un frère, ont fait le pas. La journée s’est terminée avec le chant des vêpres et le salut du Saint-Sacrement.
Evangélisation et nouvel élan
Comme souvent, ces semaines d’évangélisation coïncident avec le carême, temps de conversion par excellence.
Une soirée spécialement dédiée à recevoir le sacrement de réconciliation donne l’occasion à beaucoup de se rapprocher du Seigneur. C’est aussi l’occasion d’inviter à des réconciliations au sein même de la paroisse.
Si le but de ces semaines d’évangélisation est de toucher des non-pratiquants ou des mal-croyants, force est de constater que les personnes les plus investies dans la paroisse (à commencer par le curé) y trouvent un espace pour refaire leurs forces afin d’être relancées dans leur engagement.
A chaque mission les frères désirent que leur passage porte du fruit et un fruit qui demeure. Passé l’enthousiasme de ce temps d’évangélisation où toute la communauté paroissiale s’est mobilisée, il est bon de laisser des propositions concrètes permettant de prolonger les grâces reçues. Autre est le semeur, autre est le moissonneur. L’avenir dira dans quel sens le Saint-Esprit a soufflé sur cette paroisse pour la renouveler dans son ardeur missionnaire.