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Homélie du 5e dimanche du Temps Ordinaire

Homélie du 5e dimanche du Temps Ordinaire - Année B

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Écrire à l'auteur Père Stéphane-Marie 7 février 2012
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Vivons l’Evangile en gardant notre regard fixé sur Jésus

Homélie de Père Stéphane-Marie

Écouter l’homélie :




Texte de l’homélie :

Chers Frères et Sœurs,

Dans le début de l’Evangile de Saint Marc, nous avons une journée type de Jésus : son emploi du temps. Il vient enseigner, il vient annoncer la Bonne Nouvelle, Il vient guérir les malades, Il vient avec autorité chasser les esprits mauvais.

Job, un homme qui rencontre les mêmes obstacles que nous

Dans la première lecture, nous avons ce passage qui résume un peu tout le Livre de Job. Ce texte est à l’image de la situation de l’homme qui, destiné au bonheur et essayant de l’éprouver, rencontre des écueils, rencontre les failles de son cœur : par les malheurs, par la maladie qui lui arrivent, avec la sensation que tout cela n’a pas de sens.

Finalement, la vie de l’homme n’est qu’un souffle…
et ses yeux ne verront pas le bonheur.

C’est l’homme dans l’échec, qui est symbolisé aussi dans l’Evangile par tous ces hommes malades.

Une journée avec Jésus, pour retrouver la Vie

Il est intéressant d’écouter cette journée de Jésus pour nous rappeler que nous sommes invités à croire dans le message de Jésus, à le recevoir, à laisser Jésus nous toucher, à venir demander au Seigneur avec notre désir de bonheur… nous laisser toucher dans nos failles, dans nos maladies, afin que nous puissions retrouver la vie avec le Seigneur.

Il est bon aussi d’écouter ce passage pour nous rappeler que, si nous avons à nous laisser toucher, nous laisser convertir, nous laisser remplir de l’Amour du Seigneur, nous avons aussi à Le porter en nous. Ce n’est pas une action d’évangélisation que l’Annonce de la Bonne Nouvelle, comme on le voit ici pour Saint Paul : ce n’est pas « une action en plus » qu’il faudrait faire, mais quelque chose qui vient découler simplement de cette grâce que nous avons reçue.

Témoigner de l’Amour du Seigneur, témoigner de cette immense tendresse du Père qui vient nous relever et pouvoir ainsi la communiquer autour de nous.

Jésus passe son temps, son emploi-temps, donc, à enseigner, à être rempli de compassion pour les malades, à s’approcher d’eux et ne pas tourner le dos, et Il passe aussi du temps pour prier.

L’action de Jésus prend sa source dans la prière

C’est une dimension importante car, sa Parole – comme on le verra aussi ensuite dans l’Evangile de Jean – vient toute entière de cette intimité qu’Il a avec Son Père. Nous avons avec Saint Paul, dans la deuxième épître aux Corinthiens, cette ardeur qui est nécessaire pour annoncer cet évangile.

L’ardeur nécessaire pour l’annonce de l’Evangile

Je me suis fait le serviteur de tous, afin d’en gagner le plus grand nombre possible,
J’ai partagé la faiblesse des plus faibles, pour gagner aussi les faibles,
Je me suis fait tout à tous, pour en sauver à tout prix quelques uns.

Et cette ardeur de l’évangile qu’annonce Saint Paul, c’est la même que celle de Jésus, même si l’on vient le chercher pour continuer ses miracles : « Partons ailleurs dans les autres villages voisins, car c’est pour cela que je suis sorti du Père, c’est pour cela que je suis venu. »

Demandons cette grâce de nous enraciner, d’être dans ce contact avec Jésus, dans la prière avec Lui, et de vivre, non pas à moitié, mais de nous laisser régénérer totalement par sa grâce, afin que nous puissions l’annoncer, que nous puissions discerner l’action qu’Il fait dans notre cœur, quelle est cette grâce qui vient relever tous les hommes comme il le fait ici dans Job.

Vivre la Bonne Nouvelle en gardant notre regard fixé sur Jésus

Risquerions-nous de croire que l’Evangile n’intéresse personne aujourd’hui, que les gens ne veulent plus l’entendre, alors que c’est la condition de l’homme. ?
Tant et tant de personnes sont dans cette situation de Job, d’échec, dans l’incapacité de trouver le bonheur alors que nous sommes faits pour lui, en quête d’amour alors qu’il n’y en a plus dans notre cœur…

Demandons cette grâce de suivre Jésus, de Le regarder. Il y a comme une clef de ces textes qui sont rassemblés aujourd’hui, dans ce petit verset de l’Alléluia qui nous est donné :

Jésus a pris sur Lui notre faiblesse. Il s’est chargé de nos douleurs.

Ce n’est pas, comme dit l’épître aux Hébreux, un grand prêtre incapable de comprendre ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. Au contraire, Il le connaît bien, justement, Il s’adapte à notre cœur. Mais, pour cela, levons les yeux vers Lui, pour cela, regardons-Le, émerveillons-nous de cette action que l’on voit dans l’Evangile et que nous pouvons vivre et recevoir dans notre vie présente lorsque nous regardons vers Lui avec foi,

Amen.

Références des lectures du jour :

  • Livre de Job 7,1-4.6-7.
  • Psaume 147(146),1-2.3-4.5-6.
  • Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,16-19.22-23.
  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.

Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d’esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

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