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Vivre de la sagesse dans l’attente du Royaume

Homélie du 32e dimanche du Temps Ordinaire - Année A

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Références des lectures du jour

Dans la nuit, je me souviens de Toi, et je reste des heures à te parler.

Chers frères et sœurs,

C’est dans le repos, dans le silence de la nuit que se manifestent les aspirations les plus profondes : que ce soit l’amour, que ce soit l’angoisse, que ce soit la paix ou la peur… c’est dans ces moments de calme et de repos que naissent nos aspirations les plus profondes. Les lectures de ce jour nous interrogent justement sur ce qui habite notre cœur, sur ses désirs les plus profonds. Nous pouvons chacun réfléchir sur quelles sont nos aspirations : quels sont mes désirs les plus profonds ?
Je vous propose, à la lumière des écritures que nous avons lues de réfléchir à ces aspirations qui montent de notre cœur et de percevoir la réponse du Seigneur.

La Bible nous parle de la sagesse divine

Au cœur de la bible, nous trouvons plusieurs livres : des recueils de sagesse, des dictons, toute une sagesse populaire : ce sont des proverbes, des dictons. Il ne s’agit pas de la loi de Dieu ni de l’histoire de l’alliance, mais d’une collection de sentences de prudences d’ordre spirituel mais aussi tout simplement utiles pour la vie.
Les maîtres d’Israël ont beaucoup médité sur cette prudence humaine indispensable pour mener notre vie. Le livre des proverbes est sans doutes le plus cité par Jésus lui-même dans le nouveau testament, avec les psaumes. Les livres de sagesse manifestent les aspirations qui habitent notre cœur : commencer gouverner, comment se gouverner : la maîtrise de soi, la tempérance ; le discernement : comment trouver l’attitude juste, justesse dans nos actions, la justice dans nos relations, la recherche du vrai bien, des vrais amis… toutes ces choses-là sont étudiées, méditées par les livres de la sagesse : l’éducation, le respect de Dieu, les questions sur la richesse, etc… donc, tout ce qui habite notre cœur.

Quelques dizaines d’années avant la naissance du Christ, les écrivains sacrés ont consigné dans un livre une synthèse sur ces proverbes : c’est le livre que nous avons entendu en première lecture : le livre de la Sagesse. Ce que veut dire ce livre est que cette sagesse à laquelle l’homme aspire, cette prudence, cette intelligence ont leur source en Dieu lui-même : l’homme recherche la prudence, la science, le jugement, le meilleur, le mieux, c’est en Dieu qu’il le trouve. Il nous faut demander cette sagesse à Dieu.
C’est pourquoi on trouve la sagesse représentée avec des pieds et des mains qui vient à la rencontre de l’homme.

Celui qui la recherche dès l’aurore ne se fatiguera pas et la trouvera assise à sa porte.

La sagesse est donc assise à notre porte ; elle va, elle vient à la recherche de celles et ceux qui sont dignes d’elle.

Au détour d’un sentier, elle leur apparaît avec un visage souriant : la sagesse.

La tradition chrétienne qui a relu la méditation des maîtres d’Israël y a reconnu le Christ lui-même, personnifié : c’est le fils de Dieu, c’est Jésus, qui comble tous les désirs de notre cœur.

La réponse du Seigneur est l’avènement du Royaume

Les lectures de ce jour manifestent aussi notre espérance : « Le Seigneur vient » avons-nous chanté pour rentrer dans cette cérémonie, Maranatha, ce sont les mots qui terminent la Bible : « Viens, Seigneur Jésus ».
C’est notre espérance. C’est ce que nous répétons dans chaque Eucharistie : nous attendons ta venue dans la Gloire. Et, en ces derniers jours de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à méditer sur le retour glorieux de Jésus. Nous aspirons à ce qu’Il vienne, à voir le Règne de Dieu.
Certes, ce règne est déjà au milieu de nous, mais il n’est pas encore manifesté : nous l’attendons dans l’Espérance.

Saint Paul disait dans la lettre aux Thessaloniciens : pour celles et ceux qui sont morts, le Règne de Dieu s’inaugurera, il y aura une fin du monde, le Seigneur viendra sur les nuées du Ciel, et tous ceux qui sont morts avec l’Espérance du Christ ressusciteront à la Vie et nous-même les rejoindrons. C’est là notre Espérance. Il n’y aura plus de mort ni de vieillissement ni péché, Dieu sera tout en tous. Il n’y aura plus langues, de peuples, de nations, tous seront un seul peuple avec une seule langue, une seule race.
En Dieu, nous trouverons notre unité pour toute l’humanité. Nous serons unis dans le chant et dans l’adoration.

Les lectures que nous avons entendues dans le livre de la sagesse manifestent à la fois cette aspiration du cœur de l’homme qui recherche Dieu, et à la fois l’homme qui vient vers Dieu comme nous l’avons entendu à travers la parabole des dix vierges qui attendent. Ces deux réalités dessinent une alliance, forment un mariage : la rencontre de l’aspiration de l’homme et la venue de Dieu. C’est d’ailleurs remarquable que Jésus parle de l’Espérance en lui donnant l’image de noces : il s’agit en effet de l’union de Dieu avec les hommes.
Cette aspiration correspond à ce qu’il y a de plus profond dans le cœur de l’homme, cette alliance vraie et définitive. Dans chaque eucharistie, nous vivons le mystère du Seigneur qui vient à notre rencontre. A chaque fois que nous célébrons la messe, si nous présentons au Seigneur toutes nos aspirations, tous nos désirs, qu’ils soient frustrés ou rayonnant, il vient à notre rencontre.

Je vous propose tout simplement pour prolonger cette méditation tout au long de la semaine de prendre dans le temps dans notre prière du matin d’écouter ces aspirations : quand nous nous réveillons, qu’est-ce qui habite notre cœur ?… et de voir combien le Seigneur répond à cette demande. Nous aspirons à la paix dans notre famille, dans notre entourage, de voir combien Jésus à notre paix, nous aspirons à la joie, de voir combien Jésus comble tous les désirs de notre cœur,

Amen

Références des lectures du jour :

- Livre de la Sagesse 6,12-16.

- Psaume 63(62),2.3-4.5-6.7-8.

- Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4,13-18.

- Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole :
« Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ’Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre. ’
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : ’Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. ’
Les prévoyantes leur répondirent : ’Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands. ’
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : ’Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ’
Il leur répondit : ’Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas. ’

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

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