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Homélie de l’Ascension de Notre Seigneur (Forme extra)

Père Laurent-Marie - Forme extraordinaire du rite romain

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Écrire à l'auteur Père Laurent-Marie 22 mai 2015
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Homélie de la solennité de l’Ascension du Seigneur - Année B - Père Laurent-Marie, forme extraordinaire du rite romain.

Écouter l’homélie :




Texte de l’homélie :

Mes biens chers Frères,

La fête de l’ascension inaugure pour les disciples le temps de l’Eglise. Notre-Seigneur n’est plus là visiblement présent, mais dans la foi nous savons qu’il ne nous abandonne pas. Mais il est vrai que cette solennité oriente nos désirs et nos aspirations vers le Ciel. C’est ce que nous avons demandé il y a un instant dans la prière de cette messe : que nous habitions aussi nous-mêmes en esprit dans les demeures célestes. En esprit, c’est-à-dire dans la foi. Certes nous restons des êtres humains, des créatures incarnées, nos sens sont attirés par les choses de la terre, les choses du monde visible, et pourtant l’enseignement de la foi nous apprend et nous rappelle que nous avons notre demeure au Ciel, c’est-à-dire en Dieu. En Jésus-Christ Dieu s’est rendu visible pour faire naître et grandir en nous l’amour des réalités invisibles. Elles n’en sont pas moins, ces réalités, concrètes, véritables, authentiques, mais il nous faut toujours revenir à l’essentiel de notre vie et de notre vocation chrétiennes, alors que tout le reste nous pousse à la dispersion, à la diversion et à la superficialité.

Le Christ est monté aux Cieux, après avoir accompli sa mission sur la terre. Il nous entraîne tous à sa suite et il fixe déjà nos cœurs et nos esprits là où il est Lui et où nous espérons le rejoindre un jour. Mais au Ciel son œuvre ne s’arrête pas. Certes il n’est plus en l’état de mériter et de combattre, mais il intercède pour nous auprès de son Père et il exerce pleinement sa médiation de salut. Il distribue, il communique aujourd’hui le fruit de sa passion glorieuse, il nous obtient les grâces dont nous avons besoin pour nos combats d’ici-bas, en un mot il est notre Grand Prêtre. Désormais Il est à la droite du Père et tout pouvoir lui a été remis au Ciel comme sur la Terre. Son influence, son autorité ont désormais une dimension universelle et nous savons, parce qu’il nous l’a dit, que son départ nous est avantageux.

Effectivement, il nous fait en ce jour une promesse en même temps qu’il confie à ses disciples la mission d’enseigner et de baptiser. Cette promesse, la voici : et moi je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. Certes le Christ disparait aux yeux des apôtres, mais il reste là présent en agissant par son Saint-Esprit et par les Sacrements qu’il confie à l’Eglise, son épouse bien-aimée. Déjà, dans son discours après la Cène, Jésus avait déclaré à ses disciples : Il vous est bon que je m’en aille. Si je ne partais pas, le Défenseur ne viendrait pas en vous. Ce défenseur, celui qui vient au secours de notre faiblesse, qui nous remplit de sa présence et de sa paix, c’est le Saint-Esprit, l’Esprit même du Christ ressuscité qu’il a répandu sur ses Apôtres au soir de sa résurrection et qui sera donnée en plénitude à l’Eglise au matin de la Pentecôte. C’est ce même Esprit qui fera des apôtres les témoins audacieux, infatigables, courageux et persévérants de la Résurrection du Christ et de la vérité de l’Evangile.

C’est donc par la célébration des sacrements qu’il accomplit sa promesse d’être avec nous, ses disciples, jusqu’à la fin des temps. Et particulièrement dans et par le grand sacrement de l’Eucharistie. Jésus est là présent dans tous les tabernacles du monde entier et il réalise pour nous l’œuvre de la Rédemption chaque fois que le saint sacrifice de la messe est célébré. Il vient en nous, il fait chez nous sa demeure, il se manifeste dans notre condition, dans notre condition de tous les jours, il nous éclaire par sa parole et sa présence, il se donne à nous pour que nous puissions à notre tour nous donner les uns aux autres, comme il le fit lui-même dès le premier instant de son apparition sur cette terre. Il veut que nous l’imitions et que nous soyons ses disciples.

De même l’Eglise a reçu mission de nous communiquer la vie même de Dieu, la présence du Christ ressuscité. La responsabilité des ministres du Seigneur est bien de préparer l’ensemble des fidèles à la meilleure réception possible des sacrements par la prédication, l’enseignement du Catéchisme, les exhortations et les enseignements. Ainsi depuis des mois la petite Astrid se prépare à cette première communion. Elle a pu compter sur l’enseignement solide donné par ses parents et le bon exemple prodigué par ses grands frères et elle s’est bien préparé pour recevoir Jésus pour la première fois dans son cœur, selon l’expression consacrée. Mais le plus important n’est pas la première communion, mais la communion de chaque dimanche, la communion d’aujourd’hui parce que c’est la communion d’aujourd’hui qui me donne la grâce de répondre à ma vocation aujourd’hui. C’est aujourd’hui que le Christ me manifeste ainsi son amour et sa présence. C’est aujourd’hui que Notre-Seigneur fait alliance avec moi et me donne sa grâce pour que je sois fidèle aux engagements de mon baptême. En se donnant à moi dans l’Eucharistie, lui qui est désormais avec une nature humaine semblable à la mienne à la droite du Père, il oriente toute mon existence vers le Ciel et les réalités d’En-Haut. Là où il est désormais, là nous serons, là où est la Tête, là seront les membres de son Corps, là où est le Bon Pasteur, là seront ses brebis.

Voilà pourquoi la fête de l’Ascension est d’abord et avant tout la grande fête de l’espérance chrétienne. Mais ce n’est pas un fol ou un vain espoir. C’est une réalité plus sûre encore pour nous que le jour qui vient est une réalité tangible et espérée par celui qui monte la garde la nuit. Mettons tout notre cœur à chanter le Seigneur dans son triomphe et prenons aujourd’hui la seule résolution qui compte et qui vaille : tout mettre en œuvre afin que nous puissions un jour, avec notre corps et notre âme, rejoindre le Christ dans la Gloire de Dieu le Père.

Ainsi soit-il.

Références des lectures du jour :

  • Livre des Actes des Apôtres 1,1-11.
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,14-20.

En ce temps-là, Jésus apparut aux onze apôtres pendant qu’ils étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui avaient vu qu’il était ressuscité.
Puis il leur dit : " Allez par tout le monde et prêchez l’Evangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné.
Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ;
ils prendront des serpents, et s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. "
Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Et eux s’en allèrent prêcher partout, le Seigneur travaillant avec eux et confirmant leur parole par les miracles qui l’accompagnaient

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