Serviteurs de Jésus et de Marie

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Rendez vous

L’Avent, pour former le Christ en nous

1er dimanche de l’Avent - Année A

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Écrire à l'auteur Père Raphaël 30 novembre 2010
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Homélie du Père Raphaël

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Dans les lectures du jour, voilà que l’on nous parle de déluge, d’engloutissement et de fracas
Quelle est alors la bonne nouvelle de ce jour ?

Noël se diffracte en trois fêtes qui sont les trois venues de Dieu.

- La première venue :
c’est l’avènement historique de Dieu dans notre monde, l’événement où dieu s’est fait chair en Marie il y a 2000 ans, dans la nuit de Bethléem.
- La deuxième venue :
c’est la venue de Jésus dans notre cœur, maintenant. Jésus veut naître en nous tout de suite et ne veut faire plus qu’un avec nous. « Moi en eux, eux en Moi. »
- La troisième venue :
C’est son retour en gloire, la Parousie, pour juger les vivants et les morts.

L’urgence évangélique, c’est cette deuxième venue : la naissance du Christ dans notre cœur. Le temps de notre vie nous est précisément laissé pour vivre cet accouchement.
Ainsi, Saint Pierre explique-t-il au chrétiens impatients de vivre le jour du Fils de l’Homme, le retour en Gloire : si le Christ tarde, c’est pour laisser le temps à chacun de consentir librement au projet de Dieu : être uni à nous, prendre toute la place, nous diviniser. Nous pourrons alors dire avec Saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi. »

Et voilà l’attitude du veilleur : dès ici-bas, accueillir le Christ qui vient à moi mille fois par jour dans les événements de la vie quotidienne … dans la prière, dans cet imprévu, dans ce pauvre qui frappe, …

Veiller ?
J’apprends à veiller en priant chaque jour. J’apprends ainsi cette langue de Dieu, ses manières d’agir, et je deviens capable de les repérer pour moi ou pour les autres.
J’apprends à veiller en étant pleinement présent à mon devoir d’État, c’est-à-dire à ce que j’ai à faire là où Dieu m’a mis : au travail, à la maison, en servant la vie, le bien et la vérité.
J’apprends à veiller en creusant et en étudiant autant que je le peux le mystère chrétien, conscient que cette vie m’a été laissée pour connaître Celui qui vient.

Ainsi, je serai heureux dès cette vie. Car c’est un bonheur d’aimer Dieu et d’être aimé par Lui.
Ainsi, je ne serai pas pris au dépourvu au jour de ma mort ou au retour du maître.
Je pourrai alors dire avec la petite Thérèse « Ce n’est pas la mort qui viendra me chercher, c’est le Bon Dieu. »

Ainsi, je serai trouvé debout, vivant, au jour du fils de l’homme.

Qu’à cela, Dieu nous aide avec le secours de la Vierge Marie.

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Références des lectures :

- Livre d’Isaïe 2,1-5.

- Psaume 122(121),3-4.6-7.8-9.

- Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,11-14.

- Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24,37-44.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée.
Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.

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