Serviteurs de Jésus et de Marie

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Vivre positivement le temps du célibat

Conférence du Père Pierre-Marie

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7 janvier 2010
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Selon Louis de Funès, « Le mariage est l’aboutissement logique du célibat »…

Le Père Pierre-Marie nous propose de réfléchir sur le célibat -parfois subit et non choisi- afin de trouver les clés pour le vivre positivement. Il aborde successivement l’accueil de la réalité de ce célibat, le temps de la connaissance et de la construction de soi, et le temps de la purification de l’amour.

Écouter l’Enseignement




Texte de l’Enseignement :

Nous pouvons constater que le célibat est une forme de phénomène de société qui se développe et qui concerne plusieurs millions de personnes.

Nombreux sont ceux qui ont un vrai désir de fonder une famille, qui ont la capacité d’aimer, de donner la vie, et qui se retrouvent dans la situation du célibat, et qui se demandent alors ce que le Seigneur attend d’eux, ce qu’Il veut leur dire. Pourquoi le seigneur ne m’envoie-t-il pas l’« âme sœur » ?!

Derrière ce phénomène de société, n’y aurait-il pas une forme de vocation à ce célibat non consacré ?
Lorsqu’on regarde des témoignages de jeunes femmes célibataires sur internet , nombreuses sont celles qui semblent être heureuses dans leur célibat.
Mais il faut être très clair, il n’y a pas de troisième voie. La personne humaine, à l’image et à la ressemblance de Dieu est faite pour le don. « Il n’est pas bon que l’homme soir seul. » (Genèse)
Entrer dans cette logique de don demande une forme d’engagement. Pour l’Église, le célibat n’a de sens que sous une forme de consécration. Consécration dans son travail (chercheur, social,…). Un célibat vécu comme un repliement sur soi n’est pas une vocation.

I. Accueillir la réalité du célibat.

C’est-à-dire consentir à cette réalité du célibat et la recevoir des mains du Seigneur, et ainsi avoir l’occasion de se remettre face à sa vraie finalité. Car derrière la question du célibat se pose celle du sens de la vie.
Le temps du célibat est un temps où l’on se pose beaucoup de question, c’est aussi un temps où l’on réaffirme le sens de sa vie : quelles sont mes priorités ? Pourquoi je vis ?
Il y a eu le temps des études, le temps de la découverte professionnelle, 4-5 ans d’expérience professionnelle, et puis … l’impression de tourner en rond : voilà, j’ai fait tout cela, mais à quoi cela sert-il ? Pour qui ?
Qu’est-ce que le vrai bonheur ? Il nous faut entrer dans une logique de don de soi. Quelles sont mes vraies valeurs ? Qu’est-ce que Dieu veut à travers tout ça ?

II. Temps de la connaissance et de la construction de soi.

Attention à ne pas « falsifier » notre don de soi, à ne pas tomber dans l’activisme, dans l’agitation. On peut tout à fait avoir toutes ses soirées prises par des activités, parce qu’il y a toujours des propositions…

Mais le célibat ne serait-il pas aussi l’apprentissage d’une certaine vie cachée, d’une certaine intériorité face à une course en avant qui peut s’emparer de nous, avec un désir de multiplier à l’infini les occasions de rencontre pour « trouver quelqu’un » ?!

Et alors on ressent que la personne n’est pas en paix, qu’il y a une forme de manque de paix intérieure. Cela n’attire pas parce qu’on ne sent pas la personne finalisée. Ce qui fait la beauté d’une personne, c’est cette affirmation de la finalité dans sa vie. Au fond, les saints et les saintes, ce sont des hommes et des femmes finalisés, qui ont un but dans leur vie. Et peut-être, la plus grande souffrance liée au célibat, c’est cette question du but. Et en même temps, on pourrait dire : profitez-en !! Prenez le temps d’entrer dans une logique de don.

Dans son livre « Célibataires, osez le mariage » (fort intéressant et à lire !), le Père Pascal Ide nous pose cette question : « qu’est ce qui fait la beauté de chacun, si ce n’est la capacité de se donner, de se perdre ? » Quel est le lieu où je me donne ? Nombreux sont les lieux où je viens en consommateur… Mais quel est le lieu où je m’enracine, où je me révèle, où je suis connu et reconnu ?

  • Avant de commencer une histoire amoureuse, il est bon de se poser cette question : où est-ce que je me donne ? Où est-ce que je me perds ? Où est-ce que je lâche prise sans me préoccuper du regard des autres, de mon physique, sans calcul, dans une forme de don gratuit ?
    Et il est important de se poser cette question parce que ce lieu du don sera aussi le lieu de la fécondité. Parce que ce qui est important, ce n’est même pas le mariage, ce n’est pas la vie religieuse, ou le célibat, etc… Mais bien la réponse à cette question : quelle est la fécondité de ma vie ? Où est-ce que je porte du fruit en abondance ? A la fin, le Seigneur, que nous demandera-t-il ? Est-ce que tu as aimé ? aimé d’un amour désintéressé ? Nous le savons bien, nous serons jugés sur l’Amour.
  • Attention à ne pas tomber dans une forme d’obsession du mariage, ce n’est pas bon… Cela se voit … à des kilomètres !!! Il faut rester libre par rapport à cela. Si la personne est finalisée, si elle est entrée dans une logique de don, tout le reste vient tout seul, son rayonnement se voit et attire.
    …C’est quand on ne cherche plus à plaire qu’on plaît le plus !
  • Il faut être au clair dans sa vocation. Cela demande de s’être remis face au Seigneur, démarche qui peut nécessiter un accompagnement spirituel afin de discerner à quoi le Seigneur m’appelle.
  • Ne pas rester dans l’entre-deux : flirt, zapping amoureux. Le temps du célibat ne serait-il pas un temps d’apprentissage, qui de toute façon sera utile dans la vie matrimoniale ou dans la vie consacrée ? C’est un temps pendant lequel on travaille sur soi, un temps de connaissance de soi, de ses talents, de ses blessures, un temps de relecture de sa propre éducation.

Trois formes de pièges par rapport à l’accueil de l’amour :

  • La fuite de ses propres sentiments. Ne pas vouloir ressentir. Ce n’est pas parce qu’on est célibataire qu’on n’a pas de sentiments !! Compassion, Amitié, admiration,… Il y a des formes d’éducation où on n’a pas beaucoup laissé la place aux sentiments, par pudeur excessive. Il faut laisser cette raideur et apprendre à se dilater.
  • La fusion au détriment de l’amour. On attend un amour tel qu’il n’existe pas : on aimerait que tout soit pareil, qu’on pense pareil, que l’autre répondrait exactement à mes critères. On serait unis comme les deux doigts de la main. Cette forme d’amour décourage parce qu’elle n’accueille pas l’autre comme autre que moi et ne me permets pas de faire le travail de découvrir l’autre aimable. Aimer est un choix avant d’être un sentiment.
  • La recherche de la perfection dans l’autre. Un genre de « monsieur catalogue » !! Je ne peux pas tout avoir en l’être à aimer !
    …« Blonde aux yeux bleus, Mère Térésa, 90-60-90. » !!!

Parfois, on se met des obstacles soi-même pour la naissance d’une relation :

  • on n’a pas pris le temps de la connaissance de soi et donc de l’amour de soi : on ne pense pas qu’on est vraiment aimable. Accueillir quelqu’un qui vous dit « Je t’aime », ça bouscule énormément.
  • le critère par rapport à l’autre : la chek-liste. Bien sûr qu’on peut avoir des désirs, mais à force d’avoir des critères, on ne laisse pas la place à l’imprévu, à la grâce d’une rencontre. D’une certaine manière, on ne fait pas confiance.

Accueillir sa finitude, et renoncer à un amour comblant.
C’est quelque chose de capital. Demander à l’autre un amour qui nous comble reviendrait à mettre l’autre à la place de Dieu : seul Dieu peut nous combler. C’est une forme d’idolâtrie que de demander à l’autre de combler. L’Amour sera toujours frappé par le manque. Parce que là se trouve l’espérance liée à la capacité de progresser !
En effet, qui dit combler dit pas de capacité de progresser.
Mais il n’est pas facile d’accueillir cette finitude parce que cela demande une humilité et l’acceptation d’une aide (un Père spi, un ami bienveillant qui veut pour nous le bien).

Acquérir l’estime de soi et une certaine autonomie affective.
Il nous faut passer de l’accusation de soi ou des autres -ce qui n’aide pas à grandir- au pardon. Par exemple, suite à une séparation, la rancune ne pourra pas nous permettre de donner ce que nous avons à donner ! _Forme de réconciliation avec soi-même à trouver et à remettre sous le regard du Seigneur.
Et en même temps, trop d’autonomie non plus ne convient pas à l’épanouissement d’une relation. « Tu impressionnes trop, joue profil bas »…
Se laisser aimer, c’est se laisser aider. Celui qui fait tout tout seul à la perfection, il reste seul… Qu’est ce qu’aimer si ce n’est reconnaître que j’ai aussi besoin de l’autre ?
Chiara Lubich avait cette phrase : « Mieux vaut faire les choses imparfaitement à deux que parfaitement seul. »

Sinon, où est la place de l’autre ? Que fait l’autre ? Il regarde ?!!

Le mariage, c’est d’abord l’union de deux pauvres qui accueillent leurs fragilités.
Superman et Wonderwoman ne sont pas la réalité. Mettre ensemble ses fragilités. « J’ai vraiment besoin de toi. » C’est ça aimer. Ce n’est pas du luxe !! C’est un besoin de l’autre radical, sans que pour autant il soit une béquille.

III. Le temps de la purification de l’amour.

Il est nécessaire de délaisser les fausses conceptions de l’Amour : amour-état, amour-rationnel et amour-comblant.
Chacune sont des visions narcissiques et romantiques de l’amour.

  • L’amour n’est pas un état, c’est un acte.
    Et cela est rassurant. L’amour dépend de moi ! (cf. La Belle et la Bête)
    L’amour demande de faire un choix. Le choix de l’autre. De même que pour un couple, il faut faire le choix pour que « ça marche ». On veut que ça marche. D’ailleurs lors du mariage, monsieur le curé demande si on VEUT prendre l’autre pour époux. Il faut le vouloir. C’est un acte profondément raisonnable.
  • Il n’y a pas d’amour sans connaissance de l’autre.
    De même qu’il n’y a pas d’amour de Dieu sans le connaître. Et il n’y a pas d’amour sans avoir des raisons d’aimer. « Cela fait 15 ans que je me suis mariée, je me suis mariée pour certaines raisons, et ce sont ces mêmes raisons qui font que, aujourd’hui, je suis encore avec lui. »
    L’amour n’est pas simplement de l’ordre de l’émotion. Il est nécessaire d’apprendre à aimer l’autre. Cela n’est pas spontané. Ce qui peut-être spontané, c’est l’attirance physique, l’émotionnel. Et tout cela peut s’apprendre maintenant, dans le célibat, il n’est pas nécessaire d’attendre l’âme sœur.

…D’ailleurs, il n’y a pas d’« âme sœur » !!
Il y a plusieurs personnes avec qui on aurait pu faire sa vie. (exemple des personnes qui se remarient après leur veuvage) et cela n’a rien de choquant ! Cela ne veut pas dire qu’on n’aime pas l’autre d’un amour unique ! La croyance en une « âme sœur » nous laisse croire que tout est joué d’avance.

L’amour se construit.
On n’est pas « FAIT l’un pour l’autre », on se fait l’un à l’autre. Bien sûr qu’il y a quelque chose de commun, une affinité. Mais aimer reste un acte, c’est le fruit de la volonté, d’un choix. Et d’un choix quotidien. Et d’un choix aujourd’hui. « Pour aimer, Seigneur, je n’ai qu’aujourd’hui. » disait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Faire de cet aujourd’hui le lieu de l’amour.

  • Un temps d’apprentissage de la solitude.
    Il y a une forme de fuite de la solitude qui n’aide pas à la préparation à la vie de couple. Dans la vie communautaire, comme dans la vie de couple, il y a une forme de solitude. Celui qui n’apprend pas à vivre seul sera dans une dépendance permanente de l’autre : il attendra toujours un regard de l’autre, une reconnaissance. Il se trouvera alors dans une telle demande d’amour, d’affection que cela sera épuisant. Faire de sa solitude une alliée (à distinguer de l’enfermement).
  • Le temps de l’amitié.

L’amitié a trois critères selon Aristote :

  • bienveillant, réciproque et convivial.

Les amis aiment bien être ensemble. L’amitié permet au cœur de se donner, de se dire, de s’exprimer et de se préparer pour l’amour qui est aussi une forme d’amitié. Les époux sont des amis, les meilleurs amis du monde. Il n’y a pas une différence de nature entre l’amour et l’amitié, mais une différence de degré. Tout cela nous prépare à l’amour.

Quel est le lieu aussi où je peux épancher mes sentiments, mon ras-le-bol.
Nous le disions : quel est le lieu où je me donne ?
Si nous faisons cet apprentissage dans l’amitié, alors cela sera plus facile dans l’amour. Et il ne faut pas tomber dans la fausse amitié, l’amitié utilitariste : l’autre me sert à quelque chose, ce n’est pas de la bienveillance, un amour désintéressé, parce que l’autre me sert, parce qu’il me donne un statut, m’ouvre un réseau, etc…

  • Prendre le temps de sonder ses amitiés.
    Amitié unilatérale : l’autre nous admire. Piège de Facebook et de ce terme « ami » mal utilisé. J’ai beaucoup d’amis, cela me rassure. On peut avoir beaucoup d’amis, peut-être, mais pour l’amitié il faut du temps, prendre du temps pour l’autre. On ne peut pas aimer tout le monde. Il faut reconnaître ses limites, limiter son activisme ! Même si les personnes de qualité son nombreuses.
    Que sont mes amitiés ? Où en suis-je dans la fidélité dans mes amitiés ? Cette fidélité à l’amitié dira quelque chose de ma fidélité à l’amour. Le lien entre les deux est important à faire.
  • Dans nos réseaux d’amitié peut se trouver la personnes avec laquelle on peut faire sa vie.
    « Au départ, nous n’étions qu’amis,… » L’amour commence toujours par une amitié.
    Dans cette fidélité à l’amitié, est-ce que je déçois pas parce que je ne consacre pas assez de temps à mes amis ?
    Ai-je des amis, en ai-je trop ? Il faut éviter l’excès, accepter de se limiter, même si c’est génial…
  • Oser le relation.
    Pour certains, c’est une chose difficile d’aller vers les autres, de faire le pas de l’amitié, de se montrer, de se révéler, par peur de géner, par doute de son intérêt.

Encouragement pour les célibataires à avoir des relations d’amitié avec les couples. « Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console… »
Cela peut permettre de mettre les choses à leur juste mesure. Mais ça donne aussi des lieux où observer la vie de couple, l’amour en acte, la vie concrète… Et cela est même important pour les couples d’avoir des amitiés avec des célibataires, parce que les uns sont complémentaires des autres, chacun peut apporter à l’autre.

  • Le passage de l’amitié à l’amour.

Différence de degré. Accepter l’autre comme autre que moi. Il y a à la fois une altérité comme condition de l’amour, et une similitude comme cause de l’amour.
Similitude d’intelligence des choses, « être sur la même longueur d’onde » pour l’humour par exemple… Et cette similitude, cette amitié des intelligences, cette manière commune de saisir le réel, est plus précieuse que l’attirance physique.

Entrer dans une relation amoureuse prend du temps. Et il me faut laisser du temps à l’autre.

  • Comment détecte-t-on qu’on est amoureux ?
    C’est quand l’autre me manque. Nous aimons être avec l’autre, nous avons envie de sa présence, elle nous rend heureux. L’amour, comme l’amitié, demande une réciprocité, cela ne peut pas être de l’ordre de la compassion. Sans réciprocité il n’y a pas d’amour.

- L’attrait physique.
Il y a une grosse pression qui est excessive, et dont il est important de se libérer.
« L’attirance pour le corps n’est pas seulement spontané, instinctif, irrationnel. Elle naît aussi d’une ouverture à l’autre. Plus vous aimerez une personne pour elle-même, gratuitement, plus vous l’aimerez comme un tout, corps et âme, plus vous serez incliné par elle et vers elle. »

En ce qui concerne le physique, il y a quelque chose de maladif dans nos sociétés, surtout en ce qui concerne les filles, les femmes, il y a un gros poids, un gros stress.
Ce qui rend belle une femme, beau un homme, c’est à la fois sa capacité de don, et sa capacité d’amour désintéressé, et puis aussi de sentir un amour en face : quand je sens que quelqu’un m’aime, cela me rend beau. L’autre devient beau au fur et à mesure que je le découvre beau ou que je la découvre belle.
Il y a une telle pression de notre société sur le look, le physique, cela n’est pas juste.
L’amour, c’est apprendre à découvrir l’âme de l’autre, qui est une unité avec son corps.

La place de Dieu dans tout ça ? Le providentialisme.
Il faut faire attention aux signes. Ne pas prendre tout pour un signe. Pascal : « Nos circonstances et nos nécessités, voilà nos maîtres spirituels. » c’est-à-dire : la réalité du quotidien, voilà le lieu où Dieu me parle.

  • De l’amour à l’engagement.

Quand dire ses sentiments ?
Il faut aussi, à un moment dire les choses à l’autre, ne pas attendre qu’il devine.
A cette déclaration, trois réponses possible !! :

  • Oui, je veux bien construire quelque chose avec toi. Alors, à partir de cela, la préparation au mariage devient une priorité. Cela doit être une priorité dans l’agenda.
  • Non. Attention à ce que l’amour déçu ne devienne pas un amour refus : « plus jamais ça ! » Temps de deuil à faire, de convalescence affective.
  • Réponse dubitative. Cela peut laisser la place à une relation ambigüe. Attention de ne pas vivre au conditionnel, de ne pas vivre dans le futur, dans le doute. Dans ce cas-là, se fixer une date limite à cette relation non déterminée. On ne peut pas passer sa vie à hésiter.

IV. Ce célibat signe de l’amour.

A travers ce temps de célibat, n’y a-t-il pas un appel que le Seigneur me lance, à me donner à Lui dans le célibat consacré ?
C’est important d’être honnête avec le Seigneur, de se mettre face à Lui et se demander ce que le Seigneur veut me dire.
Le célibat consacré ne doit pas être un choix fait par dépit.
Le célibat ne s’oppose pas à l’amour. Le célibat consacré est un renoncement à l’amour d’un seul ou d’une seule pour un amour de tous.
Dans la vie matrimoniale, il y a un amour de prédilection, un amour préférentiel. Dans la vie de célibat consacré, il y a un amour universel.
Et le choix de la vie consacrée demande un temps de discernement qui est relativement long (8 ans). Cette vie consacrée en vaut bien une autre, c’est une vie qui peut être un lieu d’amour et de don de soi-même à l’autre.

*

Je dois être heureux, heureuse avec l’être aimé. Que ce soit l’autre, ou Dieu.

Le Père Pascal Ide conclue son livre ainsi :
« Le célibat n’est pas une fatalité, il est une promesse, telle est la conviction de cet ouvrage. Il n’est pas fatal car il n’est jamais sans raison. »
Le célibat n’est pas la conséquence d’une faute : « qu’est-ce qui ne va pas dans ma vie ? »
Pression sociale et familiale quant à l’évolution de la situation du célibataire.

Ce temps de célibat est un temps de promesse, d’apprentissage, de croissance, un temps où chacun est appelé à se dépasser, et à rentrer dans cet amour gratuit, pour pouvoir le donner au Seigneur dans la vie consacrée, ou à l’autre dans la vie matrimoniale.

« Je n’ai qu’aujourd’hui. »

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1 réaction


20 novembre 16:56, par compagnon

La réflexion du père Pierre Marie me fut enrichissante.MERCI MERCI !!!

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