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Comment sait-on si l’on suit le Seigneur dans sa vie ?

Homélie du 5e dimanche de Pâques - Année A

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Écrire à l'auteur Père Pierre-Marie 19 mai 2014
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Homélie du 5e dimanche de Pâques :

Écouter l’homélie :




Comment sait-on si l’on suit le Seigneur dans sa vie ou pas ?

D’une certaine manière Jésus répond à cette question en se définissant Lui-même comme chemin. C’est un peu étonnant que quelqu’un se définisse ainsi, de même que Jésus dira aussi qu’Il est « la porte »

Je suis le chemin

Oui, Il est le chemin. C’est à dire que, si nous voulons être Ses disciples, ce qu’Il a vécu Lui-même, nous avons à le vivre aussi. Et on le sait bien, l’Église est témoin du Christ dans la mesure où elle témoigne des différentes étapes par lesquelles le Christ est passé, à commencer par cette longue période d’une trentaine d’années de vie cachée.
Et l’on peut se demander nous-mêmes où nous en sommes de cette dimension de vie contemplative, plus retirée.

Vous êtes un certain nombre de familles qui êtes venues en retraite pour le week-end avec vos enfants, il est important que, même si vous êtes dans l’agitation du monde, vous puissiez prendre ces temps de se retirer pour se recentrer sur l’essentiel.

On le sait bien, c’est toujours un combat de rentrer dans une retraite. C’est aussi un combat que de rentrer dans un dimension de vie plus cachée, plus contemplative.
Dans l’éducation, il est aussi important de témoigner à vos enfants - par votre vie de prière- que la dimension contemplative de nos vies est là pour témoigner du Christ, que ce soit dans nos vies de baptisés, dans la vie de tous les jours, mais aussi dans la vie de l’Église.
On voit bien que des personnes, à travers la vie monastique, se retirent du monde, pour rendre témoignage de cette partie du chemin que le Christ a accompli dans notre humanité, ce chemin de vie cachée, ce chemin où ce n’est pas l’efficacité et le rendement qui est compté, mais au contraire celui de la gratuité et de la grandeur d’âme.

Cette première partie nous fait aussi nous poser la question que nous en sommes nous-mêmes dans cette suite du Christ, Lui qui est un au milieu de tous dans ces trente années de vie cachée.
Mais aussi, Jésus nous invite à être Ses apôtres, comme nous le dit Saint Pierre dans la deuxième lecture :

Vous êtes les pierres angulaires, les pierres choisies, de grandes valeur.
Celui qui Lui donne sa foi ne connaîtra pas la honte.

Ainsi, Pierre lui-même a prêché. Nous sommes invités à prêcher – il y a des prédicateurs dans l’Église qui sont ce signe du Christ prédicateur, annonçant la Bonne Nouvelle – mais, vous aussi, les familles qui êtes avec nous ce week-end, demandons-nous la manière que nous avons de témoigner, de mettre des mots sur notre foi, pour expliquer et transmettre – y compris dans un contexte familial . Il ne s’agit pas seulement de transmission de valeurs – transmettre le meilleur de soi-même n’est-il pas un désir naturel dans toutes les confessions, mais ce goût d’être à la suite du Christ. Si Jésus nous dit qu’Il est la Vérité, cela veut dire pour nous, Chrétien, que la vérité sur Dieu, sur l’Homme, n’est pas seulement une série de concepts bien huilés, une intelligence qui fonctionne bien…
Non, pour nous, la Vérité, c’est une personne. La aussi, c’est assez hors du commun que quelqu’un se définisse comme « la Vérité ».

Je suis la vérité

Ainsi, nous avons chacun notre place dans l’Église pour annoncer, dire et mettre des mots sur ce pour quoi nous sommes Chrétiens, pourquoi la vie de Jésus nous touche, pourquoi les Paroles de Jésus nous touchent, pourquoi les paroles de Jésus nous touchent, pourquoi les œuvres de Jésus nous bouleversent et font que l’on se mette à Sa suite…

Mais aussi, ce discours que Jésus prononce, c’est au cœur même de la Passion, au chapitre 14 de Saint Jean, après le lavement des pieds, juste après que Jésus soit trahi et livré à Son supplice…
C’est aussi important de se dire que prendre la suite du Christ, c’est aussi prendre part à Sa Passion. C’est le pape Jean-Paul II qui disait :

Beaucoup de choses nous donnent de connaître Jésus : la prière, l’étude de la parole de Dieu, l’étude de la théologie, l’étude de la vie des Saints.
Mais, il est une chose qui – de façon très singulière – nous donne une communion avec le Christ, c’est de partager Sa Passion.

Je suis la vie

Il est vrai que partager la Passion, c’est rentrer dans un certaine impuissance face à notre volonté qui voudrait agir - que ce soit au plan de la santé, au plan professionnel, au plan relationnel… On aimerait avoir des relations plus fluides les uns avec les autres qui nous entourent, et l’on ne peut que constater que notre monde est frappé par le péché…

Mais, il est important de vivre cet aspect de la Passion du Christ pour témoigner. Et, on le voit bien dans la première lecture, dès le début de l’Église, il y a eu ce soucis d’être proche des personnes plus pauvres, à tel point que cela prenait beaucoup de place et d’importance dans la vide des Apôtres qui ont cherché à trouver d’autres personnes qui s’occupent du service de la table, des veuves et du secours qui était distribué quotidiennement .

Posons-nous alors cette question importante. Et le pape François insiste beaucoup sur cette présence auprès des personnes les plus défavorisées, dans une situation de souffrance plus ou moins grande.
Mère Theresa disait de regarder autour de nous, chez nos proches, que ce soit des personnes dont la santé est éprouvée, qui sont en solitude, qui traversent une épreuve…
Dès le début de l’Église, les Chrétiens ont voulu être dans les lieux de souffrance pour témoigner – justement – de la Bonne Nouvelle.

Et vous qui êtes parents, posez-vous la question : « Comment est-ce que je transmets l’apprentissage de la Croix aussi - à la mesure de ce que l’enfant est en mesure de porter, bien sur – ans un monde où c’est le plaisir qui semble maître, dans ce monde du tout tout de suite, où le mot « sacrifice » est si peu employé, par peur de ne pas attirer… »

Au contraire, que ce soit quand l’enfant vit des épreuves - au plan scolaire, de sa santé ou d’un deuil dans sa famille – à nous d’annoncer que, nous même, comme Chrétien, étant au contact avec la Passion du Christ, nous avons un regard tout à fait original sur la Passion et sur la souffrance, parce que le Christ est le Chemin. Et, parce qu’Il est passé par lui, je lui fais confiance, et je sais que, poir aussi, je dois emprunter ce chemin.

Et nous le savons, cette passion débouche dans la Gloire, c’est ce que nous dit l’Apôtre Saint Pierre, dans cette envolée lyrique extraordinaire :

Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à la construction du temple spirituel.
Vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles, que Dieu pourra accepter à cause de Jésus Christ.

Nous sommes invités à la Gloire, à la Vie Éternelle. Et, quand on met un enfant au monde, nous croyons que nous le mettons au monde non pas simplement pour ce monde-ci, mais on le met au monde pour la vie éternelle. Et cela est capital : avant d’appartenir aux parents, si l’on peut dire, cette vie est un don de Dieu. Il faut prendre conscience que cet enfant qui vous est confié – de même que votre conjoint qui vous est confié – est appelé à partager cette gloire que Dieu Lui-même a manifesté en Jésus-Christ. Cela demande toujours de nous remettre dans un attitude de foi, quelque soient les étapes du chemin que nous traversons. Selon les étapes de notre vie, c’est pus l’aspect contemplatif, l’aspect témoignage, de la Passion ou de la Gloire qui est prédominant.

Ainsi, demandons à la Vierge Marie, qui Elle aussi a traversé ces différentes étapes avec Lui, qu’Elle nous aide à comprendre que le Christ est le vrai chemin. Il nous est proposé d’autres chemin ; on le sait bien, d’autres chemins, d’autres messages qui ne les construisent pas sont envoyés à la jeunesse. Ayons alors assez d’audace pour témoigner d’un Dieu qui nous appelle des ténèbres à Son admirable lumière,

Amen !

Références des lectures du jour :

  • Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
  • Psaume 33(32),1.2b-3a.4-5.18-19.
  • Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,4-9.
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-12.

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
— « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
— « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit :
— « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
— « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : ’Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c’est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »

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