Serviteurs de Jésus et de Marie

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Dialoguer en couple

Réflexion et questionnaires

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Dialoguez-vous en couple ?
Evidemment, quelle question !
Mais comment communiquez-vous ? A quel niveau se situe votre dialogue ?
Nous vous proposons, après avoir fait le point grâce au texte ci-dessous, tiré du livre de Gary Chapman « Couple et complice », de mettre en pratique le dialogue en vérité grâce aux questionnaires à télécharger
Pour faire grandir l’amour !



Les paliers de communication

"S’il est nécessaire d’identifier la manière dont nous communiquons, il est utile de comprendre qu’il existe plusieurs paliers de communication entre les êtres et dans un couple.

  • La conversation de couloir : « Ça va ? - Très bien. Et vous ? »

Le niveau 1 correspond aux échanges informels que l’on a dans les couloirs du bureau ou de l’immeuble. Il concerne la conversation superficielle : propos polis et aimables, formules conventionnelles que nous nous adressons au fil de la journée. Ces expressions positives ne sont pas dénuées de valeur ; elles peuvent être sincères mais, en règle générale, nous ne pensons pas à ce que nous disons.

Pour certains couples, ce premier niveau de communication représente déjà une amélioration, car ces conjoints-là se croisent chaque jour sans rien se dire. Un simple « bonjour » leur serait bénéfique.

  • Le discours du journaliste : « Les faits et rien que les faits »

La conversation de niveau 2 porte uniquement sur les faits : qui, quoi, quand et où. Nous partageons des informations factuelles sans rien exposer de nous-même, ni rien demander à l’autre. Sans elles, la vie serait difficile. Mais de très nombreux couples dépassent rarement ce stade, se contentant d’échanger les faits nécessaires à leur train-train quotidien. Et ils pensent sincèrement jouir d’une bonne communication. En réalité, leur degré d’intimité intellectuelle, émotionnelle, spirituelle, ou physique, reste très limité.

  • Le discours rationnel : « Tu sais ce que je pense ? »

Il s’agit ici de transmettre son opinion, son interprétation ou son jugement sur telle question. Nous laissons notre interlocuteur entrevoir notre façon de traiter les données reçues. La probabilité de conflit ou de divergence est beaucoup plus élevée au palier 3 qu’aux paliers précédents.

Certains conjoints passent peu de temps à ce niveau 3 parce qu’ils n’aiment pas voir leurs idées remises en question ou contestées. Ils se sentent menacés émotionnellement et battent donc en retraite vers les degrés 1 ou 2. Pour développer la communication, chacun doit accorder à l’autre la liberté de penser différemment.

Un couple n’a pas à être nécessairement d’accord sur tous les sujets. Des divergences ne doivent pas affecter son intimité.

  • Le discours émotionnel : « Je vais te dire ce que je ressens »

Au niveau 4, nous partageons nos émotions et nos sentiments : « Je me sens blessé, déçu, furieux, heureux, triste, surexcité, las, mal aimé, romantique ou seul ». La plupart des gens éprouvent plus de difficultés à partager leurs sentiments que leurs pensées, car nos sentiments appartiennent à notre vie privée. Les pensées servent même souvent à dissimuler nos sentiments.

La distance entre les paliers 3 et 4 peut s’avérer gigantesque. Si je partage des sentiments que mon interlocuteur n’apprécie pas, il peut se sentir blessé ou déçu, voire furieux à mon encontre. Je peinerai alors à affronter son rejet ou sa colère et j’hésiterai à me confier encore. Nous risquons plus gros en communiquant à ce niveau, mais nous atteignons aussi un degré d’intimité supérieur. Ce sont mes sentiments qui reflètent le plus clairement le caractère unique de ma personnalité. Pour stimuler la communication et faire grandir notre intimité, nous devons accepter d’éprouver des sentiments divergents.

  • Le discours de la vérité, dans l’amour et la sincérité : « Soyons honnêtes » A ce stade, nous sommes à l’apogée de la communication, car nous pouvons dire la vérité dans l’amour. Nous sommes francs sans condamner, et ouverts sans rien imposer. Chacun jouit de la liberté de penser et de réagir différemment.

Au lieu de nous condamner mutuellement, nous cherchons dans la bienveillance à comprendre les pensées et les sentiments de notre conjoint, et nous cherchons les moyens de grandir ensemble malgré nos différences.

Ce type de communication ouverte et tendre débouche sur un profond sentiment de complicité et d’intimité dans le mariage. L’exigence incontournable de ce palier est une attitude d’acceptation de l’autre.« D’après »Couple et complices" de Gary Chapman.

Petits préliminaires à la discussion

  • Parler !

Il ne faut pas s’imaginer que l’autre va tout deviner, même s’il nous aime beaucoup, et surtout s’il est un homme !
Le “tu” tue. Il ne s’agit pas d’accuser.
Il ne s’agit pas d’être contre l’autre mais tout contre l’autre !
Le but n’est pas qu’il y ait un vainqueur, cela n’a pas de sens. L’important est que le couple en sorte grandi.

  • Ecouter

Il s’agit d’essayer d’accueillir ce que dit l’autre sans immédiatement l’interpréter comme un jugement, une accusation.
Il ne s’agit pas de se justifier immédiatement mais d’essayer de comprendre profondément ce que l’autre veut dire.
Pour écouter, il ne faut pas faire autre chose en même temps mais se rendre vraiment disponible.
Il ne s’agit pas de trouver tout de suite des solutions. Mais d’abord d’écouter. Les solutions éventuelles ne viennent que dans un deuxième temps.
Cela suppose d’accueillir la réalité telle qu’elle est.
Attitude de vulnérabilité

Les dix commandements du dialogue

  • 1. Nous accepter nous-mêmes tels que nous sommes, et avec joie.
  • 2. Prendre en compte ce que nous avons reçu plutôt que ce qui nous manque.
  • 3. Remercier plutôt que de se plaindre.
  • 4. Dire du bien des autres et le dire à haute voix.
  • 5. Ne jamais se comparer aux autres : une telle comparaison ne conduit qu’à l’orgueil, et à la désespérance, sans rendre heureux.
  • 6. Vivre dans la vérité sans craindre d’appeler bien ce qui est bien, et mal ce qui est mal.
  • 7. Résoudre les conflits par le dialogue et non par la force : garder en soi les rancœurs ne peut qu’enfermer dans la tristesse.
  • 8. Dans ce dialogue, commencer avec ce qui rassemble, et n’aborder qu’après ce qui divise.
  • 9. Faire le premier pas de la réconciliation avant le soir.
  • 10. Être persuadé que pardonner est plus important que le fait d’avoir raison.

Cardinal Danneels

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1 réaction


6 septembre 2013 17:52, par Clémence

Merci pour votre article, il est concret et explicite. Je m’en suis inspirée pour écrire sur un sujet similaire : http://www.web-mag-catho.fr/articles/le-silence-revelateur-de-la-relation Clémence, community manager de webmagcatho

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