(2) Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage !

Enseignement de la halte spirituelle pour femmes du mois de novembre 2019 (Ourscamp) - Père Éric

On peut noter un grand contraste entre les manières de faire du monde actuel et la béatitude de la douceur. Le Père Raniero Cantalamessa pointant le nœud du problème comme étant l’alternative irréductible entre le paganisme et le christianisme :
« Le paganisme exalte le sacrifice du faible au profit du fort et de l’avancement de la vie ; le christianisme exalte le sacrifice du fort au profit du faible. »

Haltes spirituelles d’Ourscamp : Les béatitudes - 2 La Douceur (Novembre 2019)
Père Éric

Mais au-delà de la culture ambiante qui exerce une certaine pression contraire à la douceur, il y a nos réactions purement naturelles et nos frustrations qui nous empêchent d’être doux. Le christianisme est un chemin de vérité car il nous montre que le but de l’existence n’est pas de s’élever au dessus des autres : il y a une solidarité profonde.

Lors de l’Angélus du dimanche 2 septembre 2001, Saint Jean-Paul II citait l’expression biblique tirée du Livre du Siracide :

« Mon fils, conduis tes affaires avec douceur, et tu seras plus aimé qu’un homme munificent. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser pour trouver grâce devant le Seigneur. »(Si 3, 17-18).

Il la commentait ainsi : « Il s’agit d’une parole qui va clairement à contre-courant. En effet, la mentalité du monde incite à se mettre en avant, à tracer son chemin, entre la ruse et l’absence de scrupule, pour s’affirmer soi-même et défendre ses intérêts.
Dans le Royaume de Dieu, la modestie et l’humilité sont récompensées.
En revanche, dans les affaires terrestres, ce sont souvent l’arrivisme et l’abus de pouvoir qui ont le dessus ; les conséquences se trouvent sous les yeux de tous : rivalités, injustices, frustrations. (…)
La superficialité et l’arrivisme, même s’ils obtiennent un succès immédiat, ne construisent cependant pas le bien véritable de l’homme et de la société. »