Frère Gérard

14 mars 2006

Les yeux du corps presque éteints mais les « yeux » du coeur fixés en permanence sur Jésus et Marie par la récitation du Rosaire, frère Gérard, baladin de l’Evangile, fait partager sa foi profonde, en chansons

Tout sourire, il sort un chapelet en plastique fluorescent de sa poche et vous le confie accompagné d’une des innombrables formules dont il a le secret :

Il faut revenir à l’école de la Sainte Vierge car, dans sa pédagogie des pèlerinages, elle donne des leçons de rattrapage pour chrétiens sur voie de garage" !

L’esprit d’enfance

Rentré à l’abbaye en 1973 après sa rencontre avec Père André (alors Supérieur Général) qui lui est apparu comme un bon guide, frère Gérard a renoncé au sacerdoce pour lequel il avait pourtant fait des études.
Après ses vœux perpétuels en 1980, il chemine pour « retrouver un esprit d’enfance à l’école de Marie et se rapprocher de Jésus ». En charge du jardin pendant 20 ans, il a beaucoup appris de la nature.

« Je suis un peu poète. Cela m’aide à faire partager aux autres la joie de goûter Dieu.
Je me concentre en fait sur deux pôles : le début et la fin de la vie.
Avez-vous remarqué que la Sainte Vierge est souvent apparue à des enfants ? Lors d’animations de retraites, j’ai constaté que plus j’allais à l’essentiel, plus la facilité avec les enfants était grande. Les enfants vont à l’essentiel. Ce sont des messagers au cœur tout neuf, les plus menacés. Je leur parle du Rosaire, en chansons !

Pour monter au ciel, prends ton ascensceur. Aime le Seigneur, ouvre-lui ton coeur…
Pour monter au ciel, prends ton dizainier. Nul ne peut le nier, du Ciel c’est la clé… »

La courte-échelle

Un autre de mes apostolats est de visiter les gens dans les maisons de retraite pour leur faire la courte échelle.
Grâce à des vidéos, des chants… j’aide ces personnes, qui parfois se sont égarées loin de Dieu, à « réussir leur examen de passage en classe terminale ».

Je dis aux pensionnaires des maisons de retraite et à d’autres : « sortons notre cœur du congélateur et, avec Marie, avançons sans peur ». Grâce à la prière, soyons « plus jamais solitaires mais toujours solidaires ». Avec des amis, je leur apporte, en chansons, la joie de la Bonne Nouvelle.

Nous voulons faire rencontrer Dieu et rendre le monde plus heureux par l’expérience de sa Présence".