Chronique d’Ottmarsheim - Janvier à juin 2021

Nouvelles des Serviteurs de Jésus et de Marie

Le départ des frères d’Ottmarsheim, après 30 ans de présence au prieuré, méritera une chronique rétrospective de ce qui s’y est vécu, une action de grâces pour ces années.
Mais il n’y a pas que les frères qui méritent une part du gâteau. D’autres, souvent dans l’ombre, ont tout simplement rendu possible cette page alsacienne. Sans eux, elle n’aurait pas été aussi belle, aussi riche.


Ne pouvant mentionner toutes ces aides depuis 30 ans, certaines ayant déjà rejoint leur demeure auprès du Père, nous ne ferons que parler de celles du moment, alors que nous nous apprêtons à vivre une dernière année dans ces murs.

De notre vie commune

Comment ne pas penser d’abord à notre oblat, Pascal, dont le service généreux en cuisine a fait de notre table un lieu non seulement de recréation, dans tous les sens du mot, mais aussi de renom avec des plats de chefs. Pascal étant du métier, nos différents traiteurs ne pouvaient s’aligner et nos hôtes repartir sans reprendre date.
Le moral étant dans la gamelle, cette dernière l’aura maintenu à flots dans les périodes de haut comme de bas. C’est notamment à l’occasion des week-ends familles, du repas du Jeudi saint ou des journées service que Pascal aura déployé ses talents culinaires, parfois dans les conditions dantesques.

À rester dans l’alimentaire, il faut mentionner ces bonnes volontés qui nous ont apporté kouglofs, bons plats, bonnes bouteilles, souvent déposés délicatement dans notre hall comme pour préserver l’anonymat du donateur. Du hall au réfectoire, le chemin reste compliqué, parfois affecté d’une certaine déperdition. Annette et Jacqueline, autres de nos oblats, sont nos fées du logis. Officiant discrètement dans un des anciens parloirs du couvent, elles raccommodent, rafistolent, repassent bures et chemises élimées sans se décourager ou s’alarmer des amoncellements de linge.

Jacqueline donne également dans des restaurations de statues : grâce à ses soins, notre Vierge de Lourdes a retrouvé ses couleurs d’origine, si l’on peut s’exprimer ainsi.

De notre travail

On ne présente plus notre parc où le verger dispute de splendeur au jardin du cloître, de sa surface immense à tondre, des 500 arbres fruitiers à tailler. Toute une équipe d’arboriculteurs portée par notre fidèle Maurice en assure l’entretien hebdomadaire sans compter sa peine.

Et que dire des petites mains du magasin qui s’activent dans la comptabilité, le rangement et la vente : nous renonçons à toutes les nommer sachant que leur humilité en souffrirait. Toujours présentes dans les périodes de boom avec le marché de Noël, les sorties de messes, les allées et venues entre les étagères et la cave aux confitures, les inventaires annuels, elles auront été indispensables pour que la communauté ne se nourrisse pas que d’invendus et de produits monastiques périmés.

Un autre aspect de ce travail caché : le ménage et l’entretien de l’hôtellerie. Notre familière Hélène, après plusieurs années de service, en connaît tous les rouages et les moindres recoins. Elle entretient à elle seule nos douze chambres d’accueil et semble y trouver paradoxalement un lieu de retraite.

OTT5 Compables de l ODJ 240 par 220 La dernière visite de notre économe général a pointé quelques dysfonctionnements dans la comptabilité de l’ODJ. Ni une ni deux, un couple de voisins anciens de la banque ont proposé de nous la remettre conforme ce qui fut fait en quelques mois de main de maître. La reprise complète de tous nos comptes, un soin patient à compter et recompter les quêtes, les inscriptions des écoles de prière : l’économe général peut dormir tranquille.

De notre mission

Le groupe Ephata constituait jusqu’au premier confinement une belle réalité apostolique. Avec sa quinzaine de choristes, il animait certaines messes dominicales et veillées spirituelles. Notre fidèle Myriam en assumait vaillamment la direction, proposant un répertoire allant du lyrique aux refrains de Taizé. Ils ont aidé à rendre nos veillées plus belles, à faire prier pendant plusieurs années.

Il faut saluer aussi le groupe de prière qui a connu l’arrivée des frères et qui s’est réuni pendant des années dans notre crypte de l’hôtellerie. Ses membres ont toujours été disponibles pour aider les frères à l’occasion des grands rendez-vous spirituels comme la Fête-Dieu et, par leur prière régulière, à porter la mission de la communauté.

Mentionnons enfin la communauté d’Hauterive où sont passés les différents frères étudiants et où réside actuellement notre Frère Sébastien-Marie. Elle fut pour nous un lieu d’apprentissage de la vie fraternelle offrant le modèle d’une communauté où le bon climat et la charité vécue rendaient plus légères les austérités des études.

Frère Raphaël.


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Galerie photos

Portfolio

  • Pascal, oblat et cuisinier du Prieuré
  • Annette, oblate et fée du logis au Prieuré
  • Jaqueline, oblate et fée du logis au Prieuré
  • Hélène, fée du logis au Prieuré
  • Le groupe de prière du Prieuré