Texte de l’homélie
« Il est bon pour l’homme de porter le joug dès sa jeunesse,
que solitaire et silencieux, il s’asseye quand le Seigneur l’impose sur lui,
qu’il mette sa bouche dans la poussière :
Qu’il tende la joue à qui le frappe, qu’il se rassasie d’opprobres !
Car le Seigneur ne rejette pas les humains pour toujours : _S’il a affligé, il prend pitié selon sa grande bonté. »
Ce texte des lamentations fait de l’opprobre une nourriture, comme s’il y avait là une nécessité, comme s’il nous manquant quelque chose si l’insulte, la souffrance, les coups nous étaient épargnés… Est-ce dolorisme, masochisme ? Quel sens profond cela peut-il avoir ?
Pourquoi donc frères et sœurs, la croix nous serait-elle nécessaire ?
Comme il est troublant de rapprocher ces deux paroles du Christ : au début du Carême, Il disait à la Samaritaine :
« Ma nourriture c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé »
Et hier, dans ce jardin des Olives, devant la perspective des supplices de ce jour : « si cette coupe peut passer sans que je la boive, mais que ta volonté soit faite… » cette volonté nourriture, c’est aujourd’hui la croix… Vraiment, la croix a-t-elle nourri, alimenté notre Seigneur ?
Car quelle nourriture paradoxale : le Christ devant cette croix et cette agonie, perd toute la perfection de son être : comme il est dit dans la première lecture, Il perd la beauté :
« Devant lui on se voile la face, il ne ressemblait plus à un homme »
Il perd aussi cette harmonie intérieure, celle du Sage selon l’Antiquité. Son âme est en agonie, c’est-à-dire qu’une terrible guerre déclare à l’intérieur de Lui-même. Jusqu’à bouleverser Son somatisme : Sa sueur devient du sang…jusqu’à le plonger dans la tristesse la plus absolue :
« Mon âme est triste à en mourir. »
Cette croix, n’est-elle pas poison plutôt que breuvage ?
En fait, cette croix, elle a hissé la nature humaine à un point extraordinaire bien plus qu’un simple test, une épreuve où Jésus nous aurait dévoilé Son cœur. Elle a requis du Christ qu’en Sa nature humaine, Il déploie une charité qui jamais n’avait pu exister à un tel degré. Il a gardé ce commandement de l’amour absolu, alors que tout aurait pu Le pousser à Se détourner de Son Père, à haïr les hommes.
Cette nature humaine du Christ a été acculée à la plus haute charité, et de ce fait, elle en a été profondément renouvelée !
Voilà ce que proclame la lettre aux Hébreux :
« Le Christ lui-même par la souffrance a été mené à la perfection. »
Quelle parole mystérieuse : Dieu Lui-même aurait eu besoin de progresser ?
En fait, le Christ franchit un cap. Jusqu’à maintenant, nous comprenions bien le sens de Sa vie, selon ce que rapporte l’Ecriture :
« Il faisait le bien partout où il passait »
Nous comprenions le bienfait des guérisons, des pains multipliés. Mais là, tout est neuf : Il n’est plus le faiseur de miracles, l’admirable prédicateur. Il est le Sauveur. Comment cela ? eh bien, cette nature qui a su aimer jusqu’au bout, Il va nous la communiquer. Il nous fait don de Son obéissance, de tout ce qu’Il n’anime en profondeur, de ce qui Le conduit au don suprême.
Il nous fait don de son Esprit. Il va exhaler, pour nous le remettre comme un ultime testament :
« Puis, inclinant la tête, il remit l’Esprit. »
On comprend l’étonnement de ces rois devant ce condamné défiguré. Ce n’est pas l’effroi, c’est un étonnement devant la nouveauté absolue de cette manière d’aimer. Elle n’est plus dans la bienfaisance, mais dans cette souffrance, cette souffrance qui a été comme le laboratoire du don le plus haut, ce philtre qui permet à nos cœurs de sortir de leur égoïsme.
« Devant lui les rois resteront bouche bée,
car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit,
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes.
Car il leur a fait don de sa propre manière d’aimer. Il ne veut pas garder ce privilège de l’amour absolu pour Lui. De cet amour parfait :
« Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie. »
Si la croix est ainsi nourriture pour le Christ, nous comprenons qu’elle le soit aussi pour nous. Bien sûr, il n’est pas question de la rechercher. Comme nous le dit le Père Lamy :
Toutes sont bonnes, car elles ouvrent notre cœur. Quand tout va trop bien, comme il est difficile de faire attention aux autres. Oui, comme pour le Christ évoqué dans la lettre aux Hébreux, la croix nous enseigne la compassion, brise l’égoïsme du bonheur.
Qu’elle est donc vraie cette parole :
[(
« Il faut misère pour avoir cœur… »
Et puis, comme pour le Christ, encore, la croix va exiger de nous que nous allions puiser plus loin, plus haut, la persévérance dans l’amour.
Quand l’amour n’a plus rien d’évident, alors il ne peut plus venir que d’en haut, alors l’Esprit prend le relais Un Père disait :
« Verse le sang, reçois l’Esprit. »
Si nous voulons nous aussi parvenir la perfection de la charité, les crises ne nous seront pas épargnées ; nous aurons même parfois l’impression de régresser, nous perdrons ce qui faisait notre équilibre. Mais comme le serviteur, nous recevrons notre part, celle que Dieu veut nous donner. Celle qui vient d’en haut. Nous recevrons l’Esprit. Mais un Esprit ne s’arrêtera pas à nous, mais qui comme un torrent continuera sa course…
« Celui qui croit en moi, de son sein couleront des fleuves d’eau vive, Elle deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »
Voilà ce que permet la croix : qu’à notre tour, à la suite du Christ, nous soyons source d’eau vive, unis à l’unique fontaine du salut.
Quand, devant le mal et le malheur qui frappent le monde, nous sommes réduits à l’impuissance, quand nous sentons que le combat est inégal. Quand nous voyons qu’humainement nous avons épuisé tous les recours, alors il nous reste humblement et par miséricorde de Dieu, la possibilité d’unir nos croix à celle du Christ, pour répandre avec lui l’Esprit.
Oui, tant qu’on peut prier et souffrir, on peut encore beaucoup,Amen !
Références des lectures du jour :
- Livre d’Isaïe 52,13-15.53,1-12.
- Psaume 31(30),2ab.6.12.13-14ad.15-16.17.25.
- Lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9.
- Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42 :
En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :
— « Qui cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent :
— « Jésus le Nazaréen. »
Il leur dit :
— « C’est moi, je le suis. »
Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau :
— « Qui cherchez-vous ? »
Ils dirent :
— « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit :
— « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».
Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre :
— « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
Il répondit :
— « Non, je ne le suis pas ! »Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant :
— « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
Jésus lui répliqua :
— « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit :
— « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
Pierre le nia et dit :
— « Non, je ne le suis pas ! »
Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista :
— « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? »
Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
— « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
Ils lui répondirent :
— « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
Pilate leur dit :
— « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. »
Les Juifs lui dirent :
— « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit :
— « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda :
— « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit :
— « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara :
— « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit :
— « Alors, tu es roi ? »
Jésus répondit :
— « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit :
— « Qu’est-ce que la vérité ? »
Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara :
— « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! »
Or ce Barabbas était un bandit.
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.
Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. »
Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
— « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
Pilate leur dit :
— « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Ils lui répondirent :
— « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
— « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit :
— « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs :
— « Voici votre roi. »
Alors ils crièrent :
— « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! »
Pilate leur dit :
— « Vais-je crucifier votre roi ? »
Les grands prêtres répondirent :
— « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
— « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. »
Pilate répondit :
— « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. »
Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : ‘Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement.’ C’est bien ce que firent les soldats.Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. »
Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : ‘Aucun de ses os ne sera brisé.’
Un autre passage de l’Écriture dit encore : ‘Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.’ Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.